Le Dalaï Lama

En tant que Maître éveillé, Osho Rajneesh a mis tout en oeuvre pour aider l’humanité à dépasser une phase particulièrement difficile dans le développement de la conscience.

Jean-Yves Leloup

Chacun de nous se découvre une façon unique d’incarner la vérité, la vie…
Une façon unique de laisser être Celui qui Est..
Et Osho a une façon unique de nous le dire, de nous le raconter…
Il secoue parfois très fort ce vieux prunier des évangiles; il en tombe des trésors, on ne s’attendait pas à autant de fruits mûrs, ni à cette saveur au centre du fruit, saveur silence que nous sommes.

Arnaud Desjardins

Depuis cinquante ans, j’ai lu bien des ouvrages de « spiritualité ». Ceux d’Osho, d’abord connus sous le nom de Rajneesh, sont en bonne place dans ma bibliothèque. Certaines pages sont d’une beauté qui parle directement au coeur.

Yehudi Menuhin

La présence d’Osho Rajneesh est une grande contribution à notre culture et, en lui, le monde trouve un homme doué de beaucoup d’humour et d’une immense sagesse.
Je considère l’ouvrage No Water No Moon d’Osho comme l’un des plus rafraîchissant et agréable qu’on puisse imaginer. C’est un de mes livres de chevet.

Alexandre Jodorowsky

Osho est un homme d’une grande culture. La clarté de ses concepts en philosophie et sur les religions orientales venant aussi bien du Japon, de la Chine, de l’Inde que du Moyen Orient, est particulièrement précieuse pour les étudiants occidentaux qui n’ont pas accès à de telles sources.

Chandra Shekkar

Osho a donné une vision nouvelle à ce pays et au monde entier dont nous devons être fiers. Osho nous a donné une grande force. Je m’incline devant sa mémoire pour nous avoir donné cette force.

Fédérico Fellini

J’ai été charmé par la lecture de ses livres.

Shirley MacLaine

Je lis tous ses livres.

Deepak Chopra

Ces visions brillantes profiteront à tous ceux qui aspirent à la connaissance expérimentale du champ de pure potientalité inhérant à chaque être humain. Ces livres se retrouvent sur les rayons de toutes les librairies et dans tous les foyers de ceux qui recherchent la connaissance du Soi le plus élevé.

Paul Reps

Osho est un géant mystique, une floraison d’une intelligence unique et l’un de ces rares êtres humains qui s’expriment avec joie.

Pandit Hariprasad Chaurasia

Osho est né avant son temps et vivra éternellement. Il aidait les gens à résoudre leurs problèmes comme un frère, comme un ami. Les générations futures donneront certainement de la valeur à ses enseignements.

Shafique Keshafjee

Rajneesh a été un philosophe brillant, mais il a été adulé par ses adeptes et s’est prêté au jeu. Tant qu’il n’y aura pas de la part du mouvement Osho de regard autocritique sur son passé, il se heurtera à la méfiance.

Chandra Swami

Osho était une personnalité unique. Ses paroles inspirantes résonnent dans le coeur de dizaines de milliers de chercheurs. De plus en plus de gens se souviendront de lui avec amour et gratitude.

John Lilly

Personne n’est plus qualifié qu’Osho pour introduire les mystiques, un homme qui se distingue, même dans leur compagnie de haut rang. Il parle de sa propre expérience, et ramenant à la vie ses prédécesseurs mystiques, il en fait des contemporains.

Chandra Shekhar

Osho a donné à son pays et au monde une vision dont on peut être fier.

K.R. Narayanan

Des être éveillés tels qu’Osho sont en avance sur leur temps. Il est bon qu’actuellement une jeunesse de plus en plus nombreuse lisent ses livres.

Lokendra Bahadur Chand

Osho a une vision qui encourage le bien être de l’humanité toute entière et qui transcende les limites étroites des religions. Bien que l’homme d’aujourd’hui soit piégé par des myriades de problèmes, tous les livres et les entretiens d’Osho suggèrent des voies simples et faciles en vue de promouvoir la libération de l’homme.

M.V. Kamath

Il n’a jamais existé quelqu’un comme Osho. Et il est douteux que l’on retrouve jamais quelqu’un comme lui. Quelqu’un qui arrive à se mettre sur le dos deux douzaines de gouvernements doit bien avoir quelque chose… On suspecte que ce soit une forme rare d’honnêteté intellectuelle.
On en a vu d’autres dans son genre à diverses occasions : un Walt Whitman, un Bernard Shaw, un Bertrand Russell, iconoclastes à leur manière, pleins de talent. Mais eux, même s’ils ont payé de leur personne, ils savaient où s’arrêter. Osho ne s’arrête nulle part. Il est une liberté infinie.

 

Joël La Bruyère

Président de l’Omnium des libertés, auteur de l’ouvrage L’Etat Inquisiteur Article paru dans la Revue Les Trois Mondes de septembre-octobre 2000.

Osho, le contestataire
Ceux qui n’ont connu Rajneesh (devenu Osho) qu’à travers les médias, gardent l’image d’un gourou extravagant, défilant à bord d’une Rolls Royce, entre les rangs de disciples en liesse habillés de rouge. Nul mieux que lui n’eut l’art des mises en scènes. Cela faisait les délices de ses admirateurs mais lui valut l’animosité des autorités.
Rajneesh ne mâchait pas ses mots contre l’establishment et les orthodoxies religieuses.
«Quand le Pape prie, c’est un péché!» A contre-courant du spirituellement correct, ce mystique hors norme ne s’est jamais compromis avec ceux qui se congratulent devant les caméras.
On dit qu’il fut empoisonné avec du thallium lors d’une garde-à-vue et que le matelas de sa cellule a été irradié. Qui avait peur de lui ? Voilà comment un rapport de la CIA le désigne :
«Rajneesh est un homme extrêmement intelligent et il est aussi extrêmement dangereux. C’est un anarchiste qui est capable de changer la mentalité des gens.»
Entre l964 et 1990, Rajneesh a voulu élever la conscience de milliers de personnes qui ont reconnu en lui un véritable maître en dépit de ses facéties.
« Evitez les prêtres et les politiciens et vous découvrirez l’absolu. Ils sont l’obstacle. Ce sont eux qui veulent que les choses demeurent comme elles sont. »
Ces paroles subversives ne sont pas nouvelles mais Rajneesh ne se contentait pas de mots. En 1981, il quitte son ashram de Poona pour les Etats-Unis.
Puis il se met en tête d’édifier une ville sur le territoire désertique de l’Oregon. En quelques années, sur un espace de deux mille cinq cents hectares, Rajneeshpuram sort de terre.
De milliers de disciples transformèrent cette terre aride en une vallée verdoyante sillonnée de routes et de ponts. Ils creusèrent un lac artificiel de deux kilomètres de diamètre, dont le nom «lac Krishnamurti» rendait hommage à un autre contestataire. De cette nouvelle conquête de l’Ouest émergèrent des quartiers résidentiels avec air conditionné et chauffage central. Une vraie ville avec centre commercial, une ferme avec des milliers de poules et de vaches laitières, cinquante hectares de cultures potagères, trois restaurants, discothèque, auditorium gigantesque, hôtel de 50 chambres, et des logements pour les l5 000 visiteurs du rassemblement d’été. Le «ranch» comportait des systèmes d’alimentation en eau et l’électricité à l’énergie solaire, hôpital, cabinet de dentiste, école, bureau de poste, mairie, poste d’incendie, boutiques, café, bar, pizzeria, boulangerie.. On planta des vignes et des milliers d’arbres. La musique était omniprésente, depuis l’orchestre de chambre jusqu’au groupe de rock. Cette « commune » dont ont rêvé les utopistes devint une attraction.

Durant cette effervescence, le maître était entré dans une longue retraite de silence dont il ne sortit que pour déclarer : «Mes amis, vous croyez avoir bâti une ville modèle, mais ce n’est qu’un camp de concentration de plus!»
Pendant ce temps, des chrétiens intégristes lancèrent une campagne pour effacer de la surface des Etats- Unis cette Babylone hérétique. On imagine l’effroi des politiciens face à la puissance d’un petit gourou capable de faire pousser une ville dans le désert. Sous le prétexte de vérifier son droit de séjour, il fut arrêté et promené d’une prison à une autre, sans doute pour qu’on perde la trace de la cellule où eut lieu l’empoisonnement. Relâché, son avion reçut l’interdiction d’atterrir sur la plupart des aéroports occidentaux. De retour é Poona, il mourut le 19 janvier 1990, des suites de l’irradiation criminelle qu’il avait subie.

«Laissez-moi partir. L’existence a décidé que c’est l’heure.» Une disciple explique la pédagogie d’Osho : «Il voulait nous démontrer que la puissance matérielle n’est rien. Il narguait ses adversaires tout en nous donnant une leçon de sagesse. En ce monde, on peut jouer tous les rôles. Ce n’est qu’un jeu. Lui n’était attaché à rien et s’amusait à arracher les masques.»

Pour sa crémation, Osho demanda qu’on lui laisse ses chaussettes et son bonnet. Et les Rolls peuvent retourner à la ferraille.
La pensée d’Osho
La méditation pour vivre joyeusement : la méditation est au-delà du mental. Et le premier pas, c’est de jouer avec elle. Si vous jouez avec elle, le mental ne pourra pas la détruire sinon, elle se transformera en une nouvelle ruse de l’ego; elle vous rendra très sérieux. Vous vous direz : «Je suis plus saint que les autres, ils sont simplement terre-à-terre – je suis vertueux.» C’est ce qui est arrivé à des milliers de soi-disant saints, de moralistes, de puritains : ils ne font que nourrir leur ego, de façon très subtile.

C’est pourquoi, dès le début, je veux attaquer ce mal à la racine. Prenez-la comme un jeu. Chantez-la comme un chant, dansez-la comme une danse. Prenez la méditation comme un amusement et vous serez surpris : si vous pouvez être ludique dans votre méditation, elle se développera à pas de géant. Mais ne visez aucun but; prenez simplement plaisir à vous asseoir en silence, savourez simplement cet acte – vous ne recherchez pas les pouvoirs yoguiques, des siddhis, des miracles. Tout cela est stupide, ce sont les même vieilles ruses… Telle qu’elle est, la vie doit être prise comme une farce cosmique – alors, soudain, vous vous détendrez, car il n’y a aucune raison d’être tendu. Et dans cette détente même, quelque chose se met à changer en vous – un changement radical, une transformation – et les petites choses de la vie prennent un sens nouveau. Alors tout prend une saveur nouvelle; on se met à percevoir partout quelque chose de divin. On ne devient pas chrétien, hindou ou musulman; on devient un amoureux de la vie. On n’apprend qu’une seule chose : comment vivre joyeusement.
Que l’existence fasse la fête à travers vous!
L’amour : quand vous libérez l’amour de la passion de l’attachement, quand votre amour est pur, quand vous donnez par amour sans rien demander, quand l’amour n’est qu’un don; quand vous êtes heureux parce que quelqu’un a accepté votre amour et que vous ne le marchandez pas, alors vous libérez cet oiseau en plein ciel.

La foi : il faut avoir un cœur confiant. Le mental ne peut pas avoir la foi. La tête ne peut que douter. Dès lors, si vous essayez de vous mettre des croyances en tête, ces croyances ne feront que cacher vos doutes. Il n’en sortira rien. Et c’est là où en sont les musulmans, les chrétiens, les hindous et les jaïns : leur croyance relève du mental et celui-ci est incapable de croire. La vraie foi naît du cœur. La tête ne peut créer que des choses artificielles. Vous pouvez vous y tenir, mais votre vie sera gâchée. Vous resterez un terrain vague, un désert.
Le cœur : le cœur est un aventurier, l’explorateur des mystères, celui qui découvre tout ce qui est caché. Le cœur est toujours en pèlerinage, il n’est jamais satisfait. Le cœur n’est jamais conventionnel, il est toujours en révolution. Son désir est de connaître ce qui est vraiment; c’est cela Dieu.
La confiance : lorsque vous faites confiance, votre inconscient se met à vous révéler beaucoup de choses. Il ne se révèle qu’à un mental confiant, qu’à une conscience confiante.
La religion est le parfum de cette confiance impeccable, absolue.

Revue les Trois Mondes

No 20 novembre – décembre 2000 – La parole aux lecteurs (suite à l’article sur Osho de Joël Labruyère septembre-octobre 2000)

Osho contesté et … loué
du Relié, parce que pour moi, c’est un témoin authentique de notre temps, quoi qu’on en dise…

… Osho, qui admirait Krishnamurti, a imité celui-ci au point de plagier toute son œuvre… vous serez surpris par la ressemblance dans le choix des concepts développés, dans le choix même des mots qui est carrément de l’ordre du «clonage»… (Philippe L.- Asnière)

… j’ai eu la chance de faire la connaissance d’Osho en l978. Je suis devenue disciple en 1979 et aujourd’hui, je me sens encore et toujours reliée à lui. J’ai vécu dans son ashram de Poona, dans ses communautés, à Rajneeshpuram… Vivre près de lui a souvent été l’occasion de leçons très dures, mais cela m’a permis de rencontrer celle que je suis vraiment en dehors de tout conditionnement, éducation ou manipulation… (Mireille de B. Bruxelles)

Il est bien connu que pour un client satisfait qui parle à trois, quatre personnes, de la qualité d’un service reçu, un client mécontent en parle à vingt.
Oser publier un article sur Osho alors qu’il est mis dans le même mois sur le bûcher par un journal se penchant sur le courant spirituel et la dérive des sectes aux termes de prétendues enquêtes d’investigation, ne peut donc que vous attirer de vifs reproches.

Aussi c’est avec une grande joie que je tiens à vous remercier de votre courage, de votre liberté d’opinion et d’information qui doit faire grincer tous les bien-pensants accrochés à leurs dogmes de tous bords et à leur frilosité maladive.
Osho n’était le contestataire que de ceux qui n’ont pas pu se hisser à la hauteur de sa vision. Pour les quelques autres, il a été l’éveilleur, ce qui était son seul objectif. Pour cela, tous les moyens étaient bons, y compris la provocation outrancière, son image dut-elle en souffrir et elle fut bien la seule.

Je ne suis pas ni n’ai été un disciple d’Osho ou de qui que ce soit d’autre. Pourtant, j’ai envers lui une reconnaissance infinie pour m’avoir réconcilié avec l’enseignement du Christ (viens, suis-moi et aussi l’évangile de Thomas) dont les prétendus dépositaires de la parole n’ont su que me dégoûter, pour m’avoir permis de m’initier au vertigineux enseignement de Bouddha (Le sûtra du diamant), sans les commentaires duquel ce dernier me serait resté inaccessible, pour avoir éclairé par tant d’exemples et avec tant d’humour les parois de la prison de la nature humaine et m’avoir donné la soif et le courage de vouloir m’en évader. Les inepties qu’on raconte régulièrement à son sujet et naturellement toujours sans avoir pris la peine élémentaire de s’intéresser à son enseignement révèlent simplement la médiocrité de ceux qui ne supportent pas que leur petitesse soit révélée.

Peu importe, les chiens aboient, la caravane passe. Très rarement, un être propose de sortir des sentiers battus pour la mener vers des pâturages vierges des décharges du passé.
Osho était l’un deux. C’était un Etre Vivant au milieu de milliards de zombies, impardonnable.
Il est venu et ils ne l’ont pas reconnu. C’est dans l’ordre des choses et il n’y a pas lieu de s’en attrister.

Je partage ma gratitude avec toutes celles et tous ceux qui ont osé se laisser toucher par lui. Avec les autres, ma certitude que leur tour viendra.
Merci de tout cœur ! (Bernard Martingay)

Christophe Courau

Journaliste d’investigation – Article paru dans la Revue Historia thématique No 67, sept.oct. 2000 – dans le cadre de leur enquête : Aux sources du bouddhisme.

Quand les gourous se cachent derrière Bouddha
Les dérives sectaires gagnent du terrain.
Hors-la-loi, poursuivi, condamné, expulsé, rien n’arrête le scandaleux Bhagwan Osho Rajneesh qui finira sa vie milliardaire.
Fondée en Inde par celui qui se faisait appeler Bhagwan Shree Rajneesh et se disait la réincarnation de Bouddha, cette secte attira à elle intellectuels et médecins. Bientôt, des démêlés avec le fisc obligent l’homme à quitter l’Inde. Il s’installe aux Etats-Unis, en Oregon, où il édifie un complexe ultra-moderne baptisé Rajneeshpuram. Là encore, de nombreux scandales éclatent : infractions aux lois sur l’immigration, fausses déclarations, pressions excessives sur ses disciples. Bhagwan Rajneesh est condamné à dix ans de prison, puis expulsé. Après avoir erré en Europe et en Asie, il cherche à regrouper ses disciples dans des « communes internationales » en Inde, en Suisse, en Allemagne et dans les entreprises commerciales telles que discothèques ou centres de thérapie. A sa mort en 1990 à Pune (Inde), il «pesait» un milliard de dollars et possédait une flottille de 91 Rolls-Royce.

Osho commente sa relation à Bouddha

Bouddha a été fort mal compris, non seulement par ses ennemis, mais également par ses amis – en fait davantage par ses amis que par ses ennemis.
Plus que quiconque au monde, il a été incompris. Et la raison de cela, c’est qu’il est l’un des maîtres les plus profonds qui soient.

Sa vision est si profonde qu’il restera inévitablement incompris.
Je n’interprète pas du tout Bouddha, car je ne suis pas un bouddhiste, je ne suis pas un adepte. J’ai expérimenté la même chose que Gautama le Bouddha, aussi quand je parle de Bouddha, c’est comme si je parlais de moi-même.
Il ne s’agit pas d’un commentaire, il ne s’agit pas d’une interprétation. Bouddha n’est qu’une excuse pour vous parler, une magnifique excuse pour vous communiquer ma propre réalisation.
Que l’on se souvienne que je parle de ma propre expérience. J’utilise Bouddha comme prétexte pour parler de ma propre compréhension, de ma propre expérience.
Et j’aime cet homme. Je suis immensément en amour avec Gautama le Bouddha, car personne d’autre que lui n’a jamais pu atteindre de telles profondeurs et de telles hauteurs. Il demeure l’Everest, la plus haute cime, que la conscience humaine ait jamais atteinte. Extrait de: The Dhammapada, the way of the Buddha

Lama Gangchen Tulku Rinpoché

Lama guérisseur et Maître tantrique qui a créé la fondation pour la paix mondiale a déclaré :

Tous les enseignements bouddhistes ont besoin d’être compris aujourd’hui et Osho s’est consacré à rendre accessible l’essence de ces enseignements dans un langage qui puisse être compris par chacun au 21ème siècle. C’est le meilleur investissement qui soit et je ne puis donc que me réjouir de son travail.

Pour conclure, Osho répond à une disciple à propos des rumeurs

« Récemment, on a trouvé dans la presse tant d’idioties concernant ton enseignement et les activités de ton ashram. Cela me rend un peu furieuse, car cela me semble tellement éloigné des faits réels. Les lettres de réponses ne sont pas publiées. Pourtant, je sais que pour toi, cela ne doit faire aucune différence. Est-ce ce que Jésus signifie quand il dit de tendre l’autre joue ? »

Zareen, c’est ainsi que cela doit être. On ne peut pas ne pas s’opposer à un homme comme moi. Quelqu’un comme moi divisera inévitablement les gens en deux catégories: ceux qui sont pour et ceux qui ne le sont pas.
L’autre jour, un vieil ami m’a écrit une lettre pour me suggérer…. Actuellement, il n’y a que deux sortes de gens : ceux qui sont des dévots, qui sont totalement en amour avec moi, et ceux qui sont ennemis, qui sont plein de haine envers moi. Il désire créer une troisième catégorie de gens qui ne soient ni des dévots, ni des ennemis, mais des penseurs impartiaux.

Son idée semble logique, mais ce n’est pas possible. Cela ne s’est jamais produit, et cela ne se produira jamais. Cela ne peut pas se produire. En fait, ça lui est difficile de devenir sannyasin. C’est un vieil ami, alors maintenant il lui est un peu difficile de s’abandonner en tant que disciple. Il ne peut pas être un dévot et il ne peut pas être un ennemi non plus. Il me connaît, il m’aime; c’est un vieil ami. C’est véritablement son problème.
Il ne peut pas s’abandonner à cause de son ego : il a été un ami, un collègue. Il ne peut pas être contre moi, car il a des sentiments pour moi. Il est dans la panade, il veut donc trouver une issue; il veut créer une troisième force : ceux qui ne sont ni pour ni contre, ceux qui sont impartiaux. Ces gens-là seront impotents. Et les gens impartiaux ne m’intéressent pas. Je ne m’y intéresse pas du tout pour la raison suivante : ils seront totalement froids. Je m’intéresse bien davantage aux gens qui ont une très forte haine à mon égard – au moins, ils sont chauds, et les gens chauds sont de bonnes gens. Ils peuvent se transformer; ils ne sont pas froids comme de la glace.
Ceux qui me haïssent chaudement deviendront tôt ou tard des dévots – car vous ne pouvez pas vivre longtemps dans la haine. Cela vous fait du mal. En me haïssant, vous ne pouvez pas m’aimer. Zareen, tu as raison, pour moi, cela n’a aucune importance, cela ne fait aucune différence. Je reste dans ma béatitude absolue.
Ma béatitude ne peut pas être affectée par la haine des gens, par les oppositions. Mais pensez à ces gens qui vivent dans la haine – ils se torturent eux-mêmes, ils se font du mal, ils se blessent. Pendant combien de temps peuvent-ils continuer à le faire ? Tôt ou tard, leurs blessures voudront guérir. Et tôt ou tard, leur antagonisme brûlant se transformera en amour passionné.
Zareen, cela me rappelle une magnifique histoire :
Un mystique soufi écrivit un livre sur le Coran. Toutes les autorités, les religions officielles s’y opposèrent. Ils le bannirent, le lire devint un crime. Ils pensaient que c’était sacrilège, dangereux, car ‘il interprétait le Coran comme personne ne l’avait jamais fait. Il allait à l’encontre de la tradition.

Il appela son disciple principal, lui donna le livre, lui demanda d’aller chez le grand prêtre pour lui offrir le livre et de tout observer. «Tu devras me rapporter correctement tout ce qui se passera. Sois donc bien vigilant : tout ce qui se passera… quand tu offriras le livre, comment il réagira, ce qu’il fera, ce qu’il dira, rappelle-t-en avec précision, car tu devras me rapporter toute la scène. Et laisse-moi te dire que pour toi, c’est une sorte de test », lui dit le maître. Il ne s’agit pas seulement de donner ce livre au grand prêtre et de revenir; il s’agit de rapporter tout ce qui se passera.»

L’homme s’en alla, très alerte, très prudent. En entrant dans la maison du grand prêtre, il se fit très vigilant, il secoua son corps car tout devait être observé minutieusement. Puis il entra.
Quand il présenta le livre au grand prêtre et qu’il lui dit le nom de son maître, le prêtre jeta le livre dans la rue, par la fenêtre, en s’exclamant : «Pourquoi ne m’avez-vous pas dit plus tôt que c’était de la part de cet homme dangereux? Je ne l’aurais même pas touché. Maintenant, je vais devoir me laver les mains. Toucher son livre est un péché!»

La femme du grand prêtre étais assise à côté de lui. Elle dit, «C’est bien inutilement que tu es dur avec cet homme. Il ne t’a fait aucun mal. Si tu voulais jeter ce livre, tu aurais pu le faire plus tard. Et je ne vois pas à quoi sert de le jeter, tu as une grande bibliothèque – elle contient des milliers de livres; ce livre peut également s’y trouver. Si tu ne veux pas le lire, tu n’as pas besoin de le lire. Mais une chose au moins : tu aurais pu faire tout cela plus tard : jeter ce livre, te laver les mains, prendre un bain, tout ce que tu avais envie de faire… pourquoi est-ce que tu blesses ce pauvre homme?»

L’homme s’en retourna, il raconta au maître toute l’histoire telle qu’elle s’était passée, dans le détail. Le maître demanda, «Alors, quelle est ta conclusion ?»
L’homme répondit, «Ma conclusion, c’est que la femme du grand prêtre est une femme très religieuse. J’ai ressenti beaucoup de respect pour elle. Et le grand prêtre est tout simplement laid – j’avais envie de lui tordre le cou!»

Le maître dit, «Maintenant écoute : le grand prêtre m’intéresse davantage – il peut être converti parce qu’il est bouillant. S’il peut être à tel point rempli de haine, il peut aussi être à tel point rempli d’amour, car c’est la même énergie qui devient haine ou amour. L’amour la tête en bas, c’est la haine – la haine, c’est l’amour qui fait shirshasana, qui se met sur la tête. Mais il est très facile de remettre un homme sur ses pieds. En ce qui concerne la femme, elle est froide, froide comme un glaçon. Pour elle, je n’ai aucun espoir; elle ne peut pas être convertie.»

Je suis totalement d’accord avec le maître soufi. Ceux qui sont contre moi, Zareen, pourquoi sont-ils contre moi ? Leur cœur est remué. En eux, quelque chose a commencé à se produire et ils ne veulent pas que cela se produise. C’est risqué. J’ai commencé à avoir une influence dans leur vie et ils ne veulent pas venir avec moi.

Cela s’oppose à tous leurs investissements. Ils veulent m’éviter et ils voient qu’ils n’y arrivent pas – ils s’échauffent. D’où la haine; c’est pourquoi ils inventent toutes sortes de mensonges. Mais j’ai de grands espoirs pour ces gens-là – en fait, je les aime. Tôt ou tard, ils finiront avec moi.
Le vrai problème se pose avec ceux qui sont indifférents, froids comme des glaçons, ni pour ni contre. J’aimerais diviser l’humanité en deux camps : les amis et les ennemis. Et plus j’aurai d’amis, plus les ennemis seront nécessairement nombreux. Il y a un certain équilibre là-dedans; dans la vie tout s’équilibre. Si vous avez tant d’amis, vous aurez nécessairement tant d’ennemis; sinon l’équilibre se perd. Si vous avez davantage d’amis, vous aurez davantage d’ennemis; l’équilibre doit être maintenu. La vie s’équilibre toujours.

J’observe toute la scène et j’y prends plaisir.
Zareen, tu n’as pas besoin de te faire de souci pour ça. Mais je peux comprendre ta préoccupation. Tu dis, « Récemment, on a trouvé dans la presse tant d’idioties concernant ton enseignement et les activités de ton ashram…»
Il y en aura chaque jour davantage, car de plus en plus de gens vont venir vers moi. Des millions de personnes sont en chemin. Et plus il y a de gens qui s’intéressent à moi et au travail qui se fait ici, plus il y a de gens qui s’impliquent, plus il y aura de gens qui s’y opposeront – une sorte d’équilibre. Dans le monde, c’est ainsi que les choses se passent; c’est un phénomène naturel.

On dira nécessairement toutes sortes d’idioties, car les gens qui s’y opposent ne sont jamais venus ici. S’ils étaient venus, ils n’auraient pas été contre, ils se fondent donc sur des rumeurs. Et les choses négatives ont leur propre parcours : elles se répandent plus facilement, plus vite, car l’humanité toute entière vit dans la négativité.

Par exemple, l’autre jour, j’ai reçu une lettre du Canada disant que le gouvernement canadien est préoccupé, très préoccupé par mes sannyasins et par les Canadiens qui viennent vers moi. Et ils font de sérieuses recherches sur le phénomène, car ils ont peur que ma commune tourne en nouveau Jonestown. En fait, j’en suis heureux, car quand un gouvernement est préoccupé, cela signifie qu’il se passe quelque chose. Quand un pays éloigné est préoccupé au point de songer à envoyer une équipe pour effectuer une enquête sur ce phénomène, cela signifie que les choses sont en route, que pour eux, je deviens une sorte de perturbation. Je dois me pointer dans leurs rêves.
Et sur quoi se fondent-ils pour avoir tellement peur ? Sur le fait qu’un sannyasin américain s’est suicidé et qu’un autre est devenu fou. Ces deux événements sont suffisants…. Actuellement, tous les Américains sont fous ! Et avez-vous déjà rencontré un Américain qui n’ait jamais considéré la possibilité de se suicider ? Les psychologues disent que chaque Américain pense à se suicider, au moins quatre fois dans sa vie. Le plus grand taux de suicide se trouve en Amérique.
Sur cent mille sannyasins, un sannyasin se suicide – c’est suffisant ! Et un sannyasin américain ! Que pouviez-vous attendre d’autre d’un sannyasin américain ? Un autre Américain est devenu fou… c’est parfaitement normal! Mais ce qui est négatif attire immédiatement votre attention. Combien d’Américains sont-ils devenus sains d’esprit ? Personne ne s’en soucie ! Et combien d’Américains ont ainsi échappé au suicide, personne ne le compte. On ne les comptera jamais.
Et les journalistes, la presse, les autres médias, eux aussi ne s’intéressent qu’aux choses négatives! A moins de faire quelque chose de mal, il n’y a pas de nouvelles. George Bernard Shaw dit : Si un chien mord un homme, ce n’est pas une nouvelle. Mais si un homme mord un chien, ça, c’est une nouvelle!
Une chose est digne des nouvelles que si elle est bizarre, que si elle attire le regard.
Vous pouvez faire mille et une choses et personne ne le remarquera. Faites une seule chose de travers et tout à coup, le monde entier s’intéresse à vous.
Et alors les gens sont inventifs. Quand vous racontez une rumeur à quelqu’un, vous y ajouter quelque chose. Les gens sont créatifs! Et lorsque la personne partage cette rumeur avec quelqu’un d’autre, pensez- vous qu’elle le fera exactement comme vous le lui avez raconté ? Elle lui donnera une nouvelle couleur, un peu plus de profondeur, une dimension un peu plus large. Elle l’a rendra plus intéressante, elle l’exagérera. Et cela continue bouche après bouche.
Les rumeurs ont leur façon de se répandre et chacun y contribue. Elles n’ont plus rien à voir avec les faits. Mais cela se passe toujours ainsi. Puis ça continue… Je ne serai plus là et les rumeurs se poursuivront, elles se développeront. Elles deviennent des forces autonomes; elles n’arrêtent pas de grandir.
J’ai entendu dire :
Dieu a le blues. Saint Pierre lui suggère un tour sur terre pour trouver une belle fille grecque, de préférence dans le vieil habit du cygne. Dieu dit, «Non. Tant que je m’en suis tenu à ces filles grecques, c’était en ordre. Mais un jour, il y a deux mille ans, j’ai fait l’erreur de m’envoyer une juive, et que je sois damné si on n’en parle plus aujourd’hui!»
Les rumeurs se poursuivent, se poursuivent… Et ce qu’ils me font n’est rien de surprenant; il faut s’y attendre. Ils ont toujours fait ce genre de choses à Jésus, à Socrate, à Mansoor, à Bouddha, à Kabir. En fait, s’ils ne me le faisaient pas, c’est ça qui serait une surprise. En fait, s’ils ne me le faisaient pas, je ne me sentirais pas bien. Je voudrais que l’on me compte parmi les Bouddhas – et c’est la seule façon!

Jésus décida de retourner sur terre. Il avait observé qu’en Amérique, il y avait une résurgence des fous de Jésus et des born-again, il pensa donc que c’était le bon moment de venir. Il amena Saint Pierre avec lui.
En arrivant sur terre, il déclara qu’il était Jésus, le fils de Dieu. Personne ne voulut le croire; ils pensèrent qu’il était une sorte de pot fêlé. Alors Jésus demanda à Pierre, «Comment faire pour qu’ils me croient, pour les convaincre que je suis le vrai Sauveur?»

Pierre répondit, « Souviens-toi de ce truc que tu as fait en Galilée, quand tu as marché sur l’eau? Je parie que ça marcherait.»
Ils firent donc une annonce dans la presse, disant que le lendemain Jésus marcherait sur l’eau. Le jour suivant, la télévision et les journaux se trouvèrent au bord du lac pour voir Jésus marcher sur l’eau. Jésus et Pierre arrivèrent et ramèrent jusqu’au milieu du lac, puis Jésus enjamba le bateau et coula immédiatement. Quand il réapparut, Pierre, en état de choc, lui demanda, «Que s’est-il passé? Pourquoi as-tu coulé?» «Ferme-la, espèce d’imbécile! s’exclama Jésus. «La dernière fois, je n’avais pas ces foutus trous dans les pieds!»

Les choses sont plus difficiles qu’elles ne l’étaient du temps de Jésus et de Bouddha! Mais je m’amuse, j’ai du bon temps. Zareen, ne te fais aucun souci. Ma suggestion est la suivante : tu devrais t’en amuser.
Tu dis, «Parfois, cela me rend furieuse, car cela semble tellement éloigné des faits réels.»
Ne sois pas furieuse, ne te mets pas en colère – cela ne sera d’aucun secours. Mes amis doivent apprendre à rire de toutes ces choses stupides qui deviendront inévitablement de plus en plus intenses. Alors que mon travail s’approfondit, de plus en plus de rumeurs imbéciles vont se répandre, elles n’auront rien à voir avec les faits. Ou, même si elles ont quelque chose à voir avec les faits, elles seront déformées.

Les gens vont inventer toutes sortes d’histoires. Si cela te rend furieuse, d’une certaine manière tu leur rends service. C’est ce qu’ils souhaitent. C’est ce qu’ils souhaitent – si cela rend mes amis furieux, si cela les met en colère, alors on peut les écraser, les détruire. Et c’est certain qu’ils peuvent vous écraser, vous détruire. Mes amis sont peu nombreux, ils sont rares.
Que cela ne te rende pas furieuse; sinon tu seras entre leurs mains, tu joueras leur jeu. Quand tu remarques ce genre de choses, ris un bon coup. Apprends à rire – réponds en riant ! Le rire doit être ta protection. Et ton rire leur donnera l’impression d’être stupides. Quand quelqu’un dit quelque chose contre moi, ris un bon coup. Tape lui sur l’épaule, prends le dans tes bras! Embrasse-le un bon coup!»
C’est ce que Jésus veut dire, réellement : aime tes ennemis. Mais je sais, c’est facile d’aimer ses ennemis – c’est plus difficile d’aimer ses voisins. Alors, tout comme Jésus l’a dit, je le dis de nouveau : Aime tes voisins. Il s’agit des mêmes personnes! Prends tes voisins dans tes bras; ne te contente pas de les aimer spirituellement – exprime-le. Quand quelqu’un raconte des idioties à mon sujet, exprime ton amour. Fais en sorte qu’il se sente troublé – fais en sorte qu’il se dise : soit c’est moi qui suis fou, soit c’est elle. Il ne pourra jamais comprendre ce qui s’est passé – pourquoi tu l’as pris dans tes bras. Il ne disait pas des choses tellement sympathiques à propos de ton maître… pourquoi l’as-tu pris dans tes bras ? Cela pourrait lui donner l’envie de venir voir le maître, lui aussi.
Quand un disciple fait une chose pareille, il vaut la peine d’aller voir ce qui se passe là-bas.
Zareen, tu n’as pas besoin de te mettre en colère.
Et tu dis, «Les lettres de réponse ne sont pas publiées.»
Elles ne seront pas publiées, car les journaux, les télévisions, la radio, sont entre les mains des intérêts en place. Ils publieront tout ce qui est contre moi, car les journaux sont la propriété des hindous, des jaïns, des musulmans, des chrétiens, ils sont la propriété de toutes sortes de politiciens. Tes lettres ne seront pas publiées. Ces choses-là doivent être considérées comme garanties.
Tu dis, «Pourtant, je sais que pour toi, cela ne doit faire aucune différence. Est-ce ce que signifie Jésus quand il dit de tendre l’autre joue ?»
Oui, c’est exactement ce qu’il signifie. C’est la meilleure façon de transformer les gens, de les convertir. La meilleure façon possible de convertir les gens à votre propre façon d’être, c’est de tendre l’autre joue.

Aime-les. Ris de leurs déclarations insensées. Jouis de leurs rumeurs. Fais-en des blagues, et interpelle-les. Si tu peux au moins faire cela, Zareen, tu fais mon travail.

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