L’amour, une force d’évolution

Le chant Royal de Saraha

Osho

Osho commente le chant royal de Saraha et répond à nos questions concernant la sexualité, la relation de couple, la jalousie…

Saraha est le fondateur de la vision tantrique. Et cette vision est d’une immense importance, particulièrement au moment présent de l’histoire humaine, où un homme nouveau s’efforce de naître, où une nouvelle conscience frappe aux portes. Le futur sera celui du Tantra, car de nos jours, le mental de l’homme ne peut plus rester enfermé dans des attitudes dualistes.

Osho

ISBN 978-2-940095-39-1
304 pages

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Extraits

C’est fini ; vous avez trouvé votre âme sœur.

Une relation sexuelle en elle-même ne peut pas être durable, car le sexe est une chose momentanée. Une fois que vous avez fait l’amour à une femme, vous en avez fini avec elle ; elle ne vous intéresse plus. À moins que quelque chose de plus qu’une relation sexuelle ne naisse entre vous, quelque chose de supérieur, un contact spirituel… Il peut se produire par le sexe, cela devrait se produire, sinon la relation sexuelle n’est que physique. Si quelque chose de spirituel, quelque chose comme un mariage spirituel se produit, alors il n’y a pas de problème. Vous pouvez rester ensemble, et que vous soyez un homme ou une femme vous ne penserez pas à d’autres femmes ou d’autres hommes. C’est fini ; vous avez trouvé votre âme sœur.

La beauté était là parce qu’elle était au milieu, équilibrée.

La femme était totalement absorbée. C’est pourquoi elle avait l’air si lumineuse, si belle. Elle était une femme ordinaire, mais sa beauté n’était pas de cette terre. La beauté venait de sa totale absorption. La beauté était là parce qu’elle n’était pas extrémiste. La beauté était là parce qu’elle était au milieu, équilibrée. De l’équilibre émerge la grâce. Pour la première fois, Saraha rencontre une femme qui n’est pas seulement physiquement belle, mais qui est spirituellement belle. Naturellement, il s’abandonne. L’abandon se produit.
Totalement absorbée, absorbée quoi qu’elle fasse. Pour la première fois, Saraha comprit ce qu’est la méditation : il ne s’agit pas de s’asseoir à une certaine heure et de répéter un mantra ni d’aller à l’église, au temple ou à la mosquée. Il s’agit d’être dans la vie – de continuer à faire des choses banales, mais dans une telle absorption que la profondeur se révèle dans chaque action. Pour la première fois, il comprit ce qu’est la méditation. Il avait médité, il avait lutté dur, mais pour la première fois la méditation était là, vivante. Il pouvait la sentir. Il aurait pu la toucher. Elle était presque tangible. Alors il se souvint que fermer un oeil, ouvrir l’autre est un symbole, un symbole bouddhiste.

C’est la vraie connaissance : connaître ce qui ne peut pas être connu.

Visant l’inconnu, l’invisible; nous sommes en voyage pour connaître l’inconnu – pour connaître ce qui ne peut pas être connu. C’est la vraie connaissance : connaître ce qui ne peut pas être connu, réaliser ce qui est irréalisable, atteindre ce qui ne peut pas être atteint. Cette passion impossible est ce qui fait d’un homme un chercheur spirituel.
Oui, c’est impossible. Par « impossible », je ne veux pas dire que ça n’arrivera pas ; par « impossible » je veux dire que ça ne peut arriver que si vous êtes totalement transformés. Comme vous êtes, ça ne peut pas arriver, mais il y a différentes manières d’être. Et vous pouvez être un homme totalement nouveau, alors ça arrive. C’est possible pour une sorte d’homme différente. C’est pourquoi Jésus dit : « à moins de renaître, vous ne le connaîtrez pas. Un homme nouveau le connaîtra. »
Vous venez à moi – vous ne le connaîtrez pas. Je devrai vous tuer, je devrai être radicalement dangereux pour vous… vous devrez disparaître.

Pour un instant, l’homme et la femme sont perdus, ils ne sont plus dans leur ego.

Les Tantrikas ont observé le phénomène de l’amour très profondément, car ils pensent – et ils ont raison – que le plus grand phénomène sur terre est l’amour, et que la plus grande expérience humaine est l’orgasme. S‘il y a une vérité, cette vérité doit être plus proche au moment de l’orgasme qu’à aucun autre moment. C’est la logique même. Pas besoin d’être très logique, c’est tellement évident : que c’est la plus grande joie de l’homme, cette joie d’une façon ou d’une autre doit ouvrir une porte sur l’infini, peut-être très légèrement, très lentement, peut-être juste en partie, mais quelque chose de l’infini y pénètre. Pour un instant, l’homme et la femme sont perdus, ils ne sont plus dans leur ego ; leurs capsules disparaissent.

Le Tantra n’est pas un plaisir ordinaire ; il est un plaisir extraordinaire.

Toute la vie est feu. Pour le savoir, vous avez besoin d’intensité, sinon on vit de façon tiède. Le Tantra dit qu’il n’y a qu’un seul commandement : ne vivez pas de façon tiède. Ce n’est pas une manière de vivre ; c’est un lent suicide. Quand vous mangez, soyez intensément là. Les ascètes ont beaucoup condamné les Tantrikas ; ils disent qu’ils ne sont que des gens qui mangent, boivent et sont heureux. En un sens, ils ont raison, mais en un sens ils ont tort, car il y a une grande différence entre la personne qui mange, boit et est heureuse et un Tantrika.
Un Tantrika dit que c’est le chemin pour connaître la vérité ; pendant que vous mangez, qu’il n’y ait que le fait de manger et rien d’autre, laissez le passé disparaître et le futur aussi ; laissez toute votre énergie affluer dans la nourriture. Laissez être l’amour, l’affection et la gratitude pour la nourriture. Mâchez chaque bouchée avec une immense énergie, et vous aurez non seulement le goût de la nourriture, mais le goût de l’existence, car la nourriture fait partie de l’existence. Elle apporte la vie, la vitalité, elle apporte le prana. Elle vous aide à rester en vie ; ce n’est pas seulement de la nourriture.
La nourriture peut être le contenant – la vie est contenue en elle. Si vous goûtez seulement la nourriture et que vous ne goûtez pas l’existence en elle, vous vivez une vie tiède ; alors vous ne savez pas comment vit un Tantrika. Quand vous buvez de l’eau, devenez la soif ! Qu’il y ait une intensité, afin que chaque goutte d’eau fraîche vous donne une immense joie. Dans l’expérience même de ces gouttes d’eau qui entrent dans votre gorge et vous donnent une grande satisfaction, vous goûtez au divin, vous goûtez la réalité.
Le Tantra n’est pas un plaisir ordinaire ; il est un plaisir extraordinaire. Il n’est pas un plaisir ordinaire, car il se laisse aller à l’existence elle-même. Mais, dit le Tantra, c’est à travers les petites choses de la vie que vous avez le goût. Il n’y a pas de grandes choses dans la vie ; tout est petit. La petite chose devient magnifique si vous entrez en elle complètement, totalement, pleinement.