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Regards sur une enfance en orIl s'agit d'un récit autobiographie d'Osho, confidences faites à son dentiste qui était censé le traiter. Osho étant très bavard, son médecin se mit à prendre des notes et il en fit un livre de plus de cinq cents pages où l'on peut suivre Osho de façon très imagée dans ses étonnantes aventures d'enfant et d'adolescent. ExtraitSession 1C'est un matin magnifique. Le soleil se lève encore et encore et il est toujours neuf. Il ne vieillit jamais. Les savant disent qu'il a des millions d'années. Balivernes ! Je le vois chaque jour. Il est toujours neuf. Rien n'est vieux. Mais les savants sont des fossoyeurs, c'est pour cela qu'ils ont l'air si grave, si sérieux. Ce matin, à nouveau le miracle de l'existence. Chaque matin, il se produit, mais il y a peu, très très peu de gens qui le rencontrent. Le mot rencontrer est vraiment beau. Rencontrer le moment tel qu'il est, le voir tel qu'il est, sans rien ajouter, sans rien enlever, sans le modifier, le voir simplement comme il est, comme un miroir... Grâce à Dieu, le miroir ne modifie pas, sinon, aucun visage ne pourrait satisfaire à ses exigences, pas même le visage de Cléopâtre. Aucun visage ne pourrait contenter le miroir, pour la simple raison que s'il se mettait à vous couper, à vous modifier, à ajouter, il se mettrait à vous détruire. Mais aucun miroir n'est destructeur. Même le miroir le plus laid est beau, parce qu'il ne détruit pas. Il reflète simplement. Avant de venir dans votre Arche de Noé, je suis resté debout à contempler le lever du soleil... si beau, aujourd'hui tout du moins et qui se soucie du lendemain..." Demain n'arrive jamais. Jésus dit, "Ne pense pas à demain... Aujourd'hui, c'était si beau, que pendant un instant, cela m'a rappelé la prodigieuse beauté du lever de soleil dans les Himalayas. Là-bas, quand la neige vous entoure et que les arbres ressemblent à des mariées, comme s'ils s'étaient couverts de fleurs de neige blanche, on ne se soucie pas le moins du monde des gros-bonnets, des premiers ministres, des présidents du monde, des rois et des reines. En fait, les rois et les reines se contenteront d'exister dans les jeux de cartes ; c'est à ce monde-là qu'ils appartiennent. Et les présidents, les premiers ministres prendront la place des jokers. Ils ne méritent rien de plus. Ces arbres des montagnes, avec leurs fleurs de neige blanche... et chaque fois que je voyais la neige tomber de leurs feuilles, cela me rappelait un arbre de mon enfance. Cette sorte d'arbre ne pousse qu'en Inde ; on l'appelle madhumalti madhu signifie doux, malti signifie reine. Je n'ai jamais senti de parfum aussi bon, aussi pénétrant et vous savez que je suis allergique au parfum, je le sens tout de suite. Je suis très sensible au parfum. Le madhumalti est le plus bel arbre que l'on puisse imaginer. Dieu a dû le créer le septième jour. Libéré de tous les soucis, de toutes les hâtes du monde, ayant tout terminé, même les hommes et les femmes, il a dû créer le madhumalti lors de son jour de congé, de vacances, un dimanche... juste sa vieille habitude de créer. Il est difficile de se débarrasser de ses vieilles habitudes. Le madhumalti se couvre de milliers de fleurs d'un coup. Pas une fleur ici et là, non, ce n'est pas sa façon de faire, ce n'est pas la mienne non plus. Le madhumalti fleurit avec richesse, avec luxe, avec abondance des milliers de fleurs, si nombreuses que vous ne voyez plus les feuilles. L'arbre entier se recouvre de fleurs blanches. Les arbres couverts de neige m'ont toujours rappelé le madhumalti. Bien sûr, il n'y a pas le parfum, mais pour moi, il est préférable que la neige n'ait pas de parfum. Il est malheureux que je ne puisse pas tenir une fois encore les fleurs de madhumalti entre mes mains. Le parfum en est si fort qu'il se répand sur des kilomètres, et croyez-moi, je n'exagère pas. Un seul madhumalti suffit à remplir de son parfum intense le voisinage tout entier. J'aime les Himalayas. C'est là-bas que je voulais mourir. C'est le plus bel endroit pour mourir pour vivre aussi, bien sûr mais pour mourir, c'est l'endroit ultime. C'est là que Lao Tseu est mort. C'est dans les vallées de l'Himalaya que Bouddha est mort, que Jésus, que Moïse sont morts. Aucune autre montagne ne peut se vanter d'avoir abrité un Moïse, un Jésus, un Lao Tseu, un Bouddha, un Bodhidharma, un Milarepa, un Marpa, un Tilopa, un Naropa et des milliers d'autres. La Suisse est magnifique, mais ce n'est rien comparé aux Himalayas. Il est commode d'être en Suisse, avec tout son confort moderne. Dans les Himalayas, ce n'est pas commode. Il n'y a toujours pas de technologie pas de routes, pas d'électricité, pas d'avions, pas de chemins de fer, rien du tout. Mais c'est alors qu'arrive l'innocence... On est transporté dans un autre temps, dans un autre être, dans un autre espace. C'est là que je voulais mourir ; et ce matin, debout, en regardant le soleil se lever, je me suis senti soulagé, si c'est ici que je meurs, un jour aussi beau que celui-ci, c'est bien. Et je choisirai de mourir un jour où je sens que je fais partie des Himalayas. Pour moi, la mort n'est pas simplement une fin, un point final. Non, pour moi, la mort est une célébration. Me rappelant la neige qui tombait des arbres, tout comme des fleurs tombant du madhumalti, un haiku jaillit... Les oies sauvages, Ah, c'est si beau, les oies sauvages qui n'ont pas l'intention de se refléter, et l'eau qui n'a pas l'intention de les recevoir non plus, et pourtant, le reflet est là. C'est cela la beauté. Personne n'en a eu l'intention, et pourtant c'est là c'est ce que j'appelle une communion. J'ai toujours détesté la communication. Pour moi, la communication est laide. Vous pouvez l'observer entre une femme et son mari, un patron et son serviteur, etc... Cela ne se passe jamais vraiment. La communion est le mot qui me convient. Je vois Bouddha Hall avec tous les miens... un instant, comme un flash, de si nombreux moments de communion. Ce n'est pas un simple rassemblement ; ce n'est pas une église. Les gens n'y viennent pas de façon formelle. Les gens ne viennent pas ici, ils viennent vers moi. Lorsqu'il y a un maître et un disciple il pourrait n'y avoir qu'un maître et un seul disciple, cela n'a pas d'importance la communion se produit. Elle se produit en cet instant, et vous n'êtes que quatre. Peut-être qu'avec les yeux fermés, je n'arrive même pas à compter, et c'est bien ; c'est seulement ainsi que l'on peut demeurer dans un monde sans calcul... et exempt d'impôts ! Quand on peut calculer, il y a taxation. Je suis sans calcul, personne ne m'a jamais taxé. J'étais professeur dans une université. Lorsqu'ils voulurent augmenter mon salaire, j'ai dit "non". Le vice-chancelier n'a pas pu y croire ; il s'exclama : "Pourquoi ce non?" Je lui ai répondu, "Au-delà de ce que je reçois actuellement, il me faudra payer des impôts et je déteste les impôts. Je préfère conserver le salaire que je reçois en ce moment, plutôt que de recevoir plus et d'être importuné par le Département des impôts sur le revenu." Je n'ai jamais dépassé la limite qui permet d'être exempté d'impôts. Je n'ai jamais payé d'impôts sur le revenu ; en fait je n'ai pas de revenu. J'ai donné au monde, mais n'y ai rien pris. C'est une sortie et non pas une rentrée. J'ai donné avec mon coeur, avec mon être. Heureusement que l'on n'impose pas les fleurs, sinon elles arrêteraient de fleurir. Heureusement qu'on n'impose pas la neige, sinon il ne neigerait plus, croyez-moi ! Il faut que je vous dise qu'après la révolution russe, quelque chose est arrivé aux génies de ce pays. Léon Tolstoy, Fyodor Dostoevski, Turgenev, Maxim Gorky ils ont tous disparu. Aujourd'hui, en Russie, l'écrivain, le romancier, l'artiste sont pourtant les personnes les mieux rémunérées et les plus honorées. Que s'est-il passé? Pourquoi ne crée-t-on plus de livres comme les Frères Karamazov, Anna Karénine, Père et Fils, La Mère ou Notes de clandestinité. Pourquoi? Un million de fois, je demande, pourquoi? Qu'est-il arrivé au génie russe qui produisait de tels romans? Je ne pense pas qu'un autre pays puisse rivaliser avec la Russie. S'il n'y avait que dix romans dans le monde, vous auriez nécessairement cinq romans russes, et les cinq autres pour le reste du monde. Qu'est devenu ce grand génie? Il est mort ! car on ne peut pas donner d'ordres aux fleurs ; pour elles, il n'y a pas dix commandements. Les fleurs fleurissent, vous ne pouvez pas leur ordonner de fleurir. La neige tombe, vous ne pouvez pas lui donner d'ordre, vous ne pouvez pas lui fixer de rendez-vous. C'est impossible. Et c'est pareil avec les Bouddhas. Ils disent ce qu'ils veulent dire, quand ils veulent le dire. Peut-être même qu'ils diront à une seule personne ce que le monde entier aurait aimé entendre. À présent, vous êtes là, peut-être n'êtes-vous que quatre. Je dis "peut-être", car mes mathématiques sont pauvres et avec les yeux fermés... vous comprendrez... et avec des larmes dans les yeux, non pas parce que vous n'êtes que quatre, mais à cause de ce matin magnifique, à cause du lever du soleil. Dieu merci. Il pense à moi bien qu'il n'existe pas, il pense quand-même à moi. Je le renie et pourtant, il pense à moi. Grand Dieu. L'existence semble prendre soin... Mais vous ne connaissez pas les voies de l'existence ; elles sont imprévisibles. J'ai toujours aimé l'imprévisible. Mes larmes sont pour le lever du soleil. C'est ainsi que je parle. Je ne sais pas ce que sera la phrase suivante, je ne sais même pas s'il y en aura une. Le suspense est magnifique. Cela me rappelle à nouveau le petit village où je suis né. Pourquoi, en premier lieu, l'existence a-t-elle choisi ce petit village ; c'est inexplicable. Il devait en être ainsi. Le village était magnifique. J'ai voyagé de long en large, mais je n'ai jamais retrouvé la même beauté. On ne retrouve jamais la même chose. Les choses vont et viennent, mais ce n'est jamais la même chose. Je vois encore ce petit village tranquille. Juste quelques huttes près d'un étang et quelques grands arbres auprès desquels je jouais. Il n'y avait pas d'école dans le village. Cela a une grande importance, car pendant près de neuf ans, je n'ai pas reçu d'éducation, et ce sont ces années-là qui vous forment le plus. Après cela, même si on essaye, on ne peut plus vous éduquer. D'une certaine manière, je ne suis toujours pas éduqué, bien que je possède de nombreux diplômes. N'importe qui y serait parvenu. Et pas n'importe quel diplôme, un doctorat de premier ordre cela aussi c'est à la portée de n'importe quel idiot. Il y a tant d'idiots qui le font chaque années que cela n'a pas d'importance. Ce qui est important, c'est que je n'ai pas reçu d'éducation pendant mes premières années. Il n'y avait pas d'école, pas de routes, pas de chemins de fer, pas de bureau de poste. Quelle bénédiction. Ce petit village était un monde en soi. Même après avoir quitté ce village, je suis resté dans ce monde-là, inéduqué. J'ai lu le célèbre livre de Ruskin, Unto This Last, et en le lisant, j'ai pensé à ce village. Unto This Last... ce village est toujours inchangé. Aucune route ne le relie, aucun chemin de fer n'y passe, aujourd'hui encore, près de cinquante ans plus tard ; aucun bureau de poste, aucune gendarmerie, aucun médecin en fait, dans ce village, personne ne tombe malade. Il est si pur, sans pollution. Dans ce village, j'ai connu des gens qui n'ont jamais vu de train, qui se demandent à quoi cela ressemble, qui n'ont jamais vu de bus, de voiture. Ils n'ont jamais quitté le village. Ils vivent dans la félicité et le silence. Mon lieu de naissance, Kuchwada, était un village sans chemin de fer et sans bureau de poste. Il avait de petites collines, des coteaux plutôt, un lac magnifique et quelques huttes, juste des huttes de paille. L'unique maison de briques, c'est celle dans laquelle je suis né, et elle n'avait pas grand-chose d'une maison de briques. C'était juste une petite maison. En ce moment, je la vois, je peux la décrire dans ses moindres détails... mais plus que de la maison et du village, c'est des gens dont je me souviens. J'ai rencontré des millions de personnes, mais les gens de ce village étaient plus innocents que quiconque, car ils étaient très primitifs. Ils ignoraient tout du monde. Pas un seul journal n'avait pénétré dans ce village. Maintenant, vous comprendrez pourquoi il n'y avait pas d'école, pas même une école primaire. Quelle bénédiction ! Aucun enfant moderne ne peut s'offrir cela. Pendant ces années, je n'ai pas eu d'éducation, et ce furent les années les plus belles. Oui, je dois le confesser, j'ai eu un précepteur privé. Ce premier précepteur était lui-même inéduqué. Il ne m'enseignait pas, il essayait d'apprendre en m'enseignant. Peut-être avait-il entendu le grand adage "La meilleure façon d'apprendre, c'est d'enseigner" ; mais c'était un homme bon, charmant, pas un sale maître d'école. Pour être maître d'école, il faut être mauvais. Cela fait partie du travail. Il était charmant comme du beurre, très tendre. Je dois vous confesser que parfois je le frappais, mais il ne me le rendait pas. Il riait simplement et disait : " Tu es un enfant, tu peux me frapper. Je suis un vieil homme, je ne peux pas te le rendre. Quand tu serais vieux, tu comprendras." C'est ce qu'il m'a dit, et oui, je comprends. C'était un villageois charmant, avec une grande intuition. Parfois, les villageois ont une intuition qui manque aux gens civilisés. Juste en ce moment, ça me rappelle... Une femme magnifique arrive sur une plage. Ne voyant personne aux alentours, elle se déshabille. Juste avant qu'elle ne mette le pied dans l'eau, un vieux type l'arrête et lui dit, "Madame, je suis le policier du village. Ici, il est interdit d'aller nager dans l'océan". La femme, l'air perplexe, dit "Mais alors, pourquoi ne m'avez-vous pas empêchée de me déshabiller?" Le vieil homme se met à rire, à rire aux larmes. Il réplique, "Il n'est pas interdit de se déshabiller, alors j'ai attendu derrière un arbre." Un beau villageois... ce type de personne vivait dans le village des gens simples. Il était entouré de petites collines et il y avait un petit étang. A part Basho, personne ne pourrait décrire cet étang. Même lui ne le décrit pas, il dit simplement : Un vieil étang Est-ce une description? L'étang est seulement mentionné, la grenouille aussi. Aucune description de l'étang ou de la grenouille... et plop ! Le village avait un étang, un très vieil étang, et de très vieux arbres l'entouraient peut-être qu'ils avaient des centaines d'années. Et des rochers magnifiques, tout autour... et il est certain que les grenouilles sautaient. A journée faite, vous entendiez ce "Plop", encore et encore. Le son des grenouilles qui sautaient renforçait le silence. Ce son l'enrichissait, lui donnait plus de sens. C'est là la beauté de Basho : il pouvait décrire quelque chose sans vraiment le décrire. Il pouvait dire quelque chose sans même employer de mot. "Plop !" Est-ce que c'est un mot? Aucun mot ne pourrait rendre justice au son de la grenouille sautant dans le vieil étang, mais Basho lui rendit justice. Je ne suis pas un Basho, et ce village avait besoin d'un Basho. Peut-être qu'il aurait fait de belles esquisses, des peintures, des haikus... Je n'ai rien fait pour ce village vous vous demanderez pourquoi je n'y suis même pas retourné. Une fois suffit. Je ne retourne jamais deux fois au même endroit. Pour moi, le chiffre deux n'existe pas. J'ai quitté bien des villages, bien des villes, pour n'y jamais retourner. Une fois parti, parti pour toujours, je suis comme ça ; aussi, je ne suis jamais retourné dans ce village. Les villageois m'ont envoyé des messages pour que je revienne au moins une fois. Je leur fit dire par un messager, "Je suis déjà venu, je ne reviens pas une deuxième fois." Mais le silence de ce vieil étang reste en moi. De nouveau, je me souviens des Himalayas la neige... si belle, si pure, si innocente. Vous ne pouvez la voir qu'à travers les yeux d'un Bodhidharma, d'un Jésus, d'un Basho. Il n'y a pas d'autre façon de décrire la neige ; seuls les yeux des bouddhas la reflètent. Des idiots peuvent la piétiner, peuvent en faire des boules de neige, mais seuls des yeux de bouddhas peuvent la refléter. Quoi que... Les oies sauvages Et pourtant l'image est là. Les Bouddhas ne désirent pas refléter la beauté du monde, et le monde ne cherche pas à être reflété par les Bouddhas, mais pourtant il l'est. Personne ne le veut, mais cela arrive, et quand cela arrive, c'est magnifique. Quand vous le faites, c'est ordinaire ; quand vous le faites, vous êtes un technicien. Quand cela arrive, vous êtes un Maître La communication fait partie du monde du technicien la communion est la fragrance du monde du Maître. Ceci est une communion. Session 2Je viens d'avoir une expérience en or : sentir un disciple travailler avec tant d'amour sur le corps de son Maître... J'en ai encore le souffle coupé. Et cela me rappelle mon enfance en or. Tout le monde parle de son enfance en or, mais c'est rarement vrai, très rarement. La plupart du temps, c'est un mensonge. Mais tant de gens disent le même mensonge que personne ne peut le détecter. Même les poètes chantent sans cesse des chants sur leur enfance en or Wordsworth par exemple, qui est loin d'être un individu sans valeur mais les enfances en or sont extrêmement rares : où peut-on en trouver ? Tout d'abord, il faut choisir sa naissance ; c'est presque impossible. Vous ne pouvez pas choisir votre naissance, à moins de mourir dans un état de méditation. Ce choix ne s'offre qu'à celui qui médite. Il meurt consciemment, il mérite donc le droit de naître consciemment. Je mourus consciemment ; en fait, je ne suis pas mort, on m'a tué. Je serais mort trois jours plus tard, mais il n'a même pas pu attendre trois jours. Les gens sont tellement pressés. Vous serez surpris d'apprendre qu'aujourd'hui l'homme qui m'a tué est mon sannyasin. C'est pour me tuer qu'il est revenu et non pas pour prendre sannyas ; mais s'il tient à son jeu, alors je tiens au mien. Il le confessa lui-même après avoir été sannyasin pendant sept ans. Il dit, "Maître bien-aimé, maintenant je peux te l'avouer sans peur : à Ahmedabad, j'étais venu pour te tuer. Je répondis, "Mon Dieu, de nouveau?" Il s'exclama, "Que veux-tu dire par "de nouveau"?" Je répondis, "C'est une autre affaire, continue..." Il dit, "A Ahmedabad, il y a sept ans, je suis venu à ta rencontre avec un revolver. Le hall était si plein que les organisateurs ont permis aux gens de s'asseoir sur les dais." Cet homme qui avait un revolver pour me tuer, fut donc autorisé à s'asseoir à mes côtés. Quelle chance ! Je dis, "Pourquoi as-tu manqué ta chance?" Il répondit, "Je ne t'avais jamais entendu auparavant. J'avais seulement entendu parler de toi. Lorsque je t'ai entendu, je me suis dit que je préférerais me suicider plutôt que de te tuer. C'est pourquoi je suis devenu un sannyasin voilà mon suicide. Il y a sept cents ans, cet homme m'a réellement tué ; il m'a empoisonné. A cette époque aussi, il était mon disciple... mais sans un Judas, il est très difficile de trouver un Jésus. Je mourus consciemment, c'est pourquoi j'ai eu la grande opportunité de naître consciemment. J'ai choisi mon père et ma mère. Des milliers d'idiots font l'amour à longueur de journée tout autour de la terre. Des milliers d'âmes à naître sont prêtes à entrer dans une matrice, quelle qu'elle soit. J'ai attendu sept cents ans le bon moment, et je remercie l'existence de l'avoir trouvé. Sept cents ans ne sont rien, comparés aux millions et millions d'années à venir. Sept cents ans seulement oui, je dis seulement et j'ai choisi un couple très pauvre, mais très intime. Je ne pense pas que mon père ait jamais regardé une autre femme avec le même amour que celui qu'il avait pour ma mère. C'est presque impossible à imaginer même pour moi qui peut imaginer toutes sortes de choses imaginer que ma mère, même dans ses rêves, eut un autre homme... Impossible ! Je les ai connus tous deux ; ils étaient si proches, si intimes, si comblés et pourtant si pauvres... pauvres et riches cependant. Ils étaient riches dans leur pauvreté à cause de leur intimité, riches à cause de leur amour l'un pour l'autre. Par chance, je n'ai jamais vu ma mère et mon père en train de se disputer. Je dis "par chance" car il est très difficile de trouver un mari et une femme qui ne se disputent pas. Dieu seul sait quand ils ont du temps pour l'amour, ou peut-être qu'il ne le sait pas non plus. Après tout, il doit prendre soin de sa propre femme... le Dieu hindou en particulier. Le Dieu chrétien vit dans de meilleures conditions : il n'a pas d'épouse, pas de femme du tout, ne parlons pas d'épouse ! Car une femme est plus dangereuse qu'une épouse. Une épouse, vous pouvez la tolérer, mais une femme... c'est à devenir fou ! On ne peut pas tolérer une femme. La femme est attraction, l'épouse est distraction. Regardez mon langage ! Mettez-le entre guillemets afin que personne ne me comprenne de travers pourtant, quoi que vous fassiez, personne ne me comprendra. Mais essayez, mettez-le entre guillemets : "l'épouse est distraction, la femme est attraction." Je n'ai jamais vu mon père et ma mère se disputer, pas même se chercher des noises. Les gens parlent de miracles j'ai vu un miracle : ma mère n'a pas cherché de noises à mon père. C'est un miracle, car pendant des siècles, la femme a tellement été dominée par l'homme qu'elle a appris des pratiques sournoises elle cherche des noises. Chercher des noises est une violence déguisée, une violence masquée. Je n'ai jamais vu ma mère et mon père se disputer. Quand mon père est mort, j'ai été inquiet pour ma mère. Je ne croyais pas qu'elle serait capable de survivre. Ils s'étaient tant aimés. Ils étaient presque devenus un. Si elle a survécu, c'est qu'elle m'aimait aussi. J'étais continuellement inquiet pour elle. Je voulais qu'elle soit près de moi. je voulais qu'elle puisse mourir totalement comblée. Maintenant je sais. Je l'ai vue, j'ai vu en elle, et je peux vous le dire et à travers vous cela atteindra le monde un jour elle s'est éveillée. J'étais son dernier attachement. Maintenant il ne lui reste rien à quoi s'attacher. C'est une femme éveillée sans éducation, simple, ne sachant même pas ce qu'est l'éveil. C'est là sa beauté. On peut être éveillé sans savoir ce qu'est l'éveil, et vice versa : on peut tout savoir de l'éveil et ne pas s'éveiller. J'ai choisi ce couple, de simples villageois. J'aurais pu choisir des rois, des reines. C'était en mon pouvoir. Toutes sortes de matrices étaient disponibles, mais je suis un homme aux goûts très simples : c'est toujours le meilleur qui me satisfait. Le couple était pauvre, très pauvre. Vous aurez peine à croire que mon père n'avait que sept cents roupies cela représente trente dollars. C'est tout ce qu'il possédait, et pourtant je l'ai choisi pour père. Il avait une richesse que les yeux ne peuvent voir, une royauté invisible. Beaucoup d'entre vous l'ont vu et ont sans doute ressenti la beauté de cet homme. Il était simple, très simple, on pourrait même dire un villageois, mais il était incommensurablement riche pas au sens où on l'entend dans ce monde, mais s'il existe un autre monde... Trente dollars, c'était sa seule possession. Je ne le savais pas. Je ne l'ai su que plus tard, alors que son commerce faisait banqueroute... et il était très heureux ! Je lui ai demandé, "Dada" c'est ainsi que je l'appelais "Dada" signifie père "Dada, bientôt tu auras fait faillite, et pourtant, tu es heureux. Qu'est-ce qui se passe ? Les rumeurs sont-elles fausses?" Il répondit, "Non, les rumeurs sont absolument vraies. La faillite va se produire, mais je suis heureux car j'ai sauvé sept cents roupies. C'est avec cela que j'ai commencé. Je vais te montrer l'endroit..." Alors, il me montra l'endroit où il avait caché les sept cents roupies et dit, "Ne te fais pas de soucis. J'ai commencé avec sept cents roupies seulement. Nous ne possédons rien que cela aille au diable. Ce qui nous appartient est caché là, dans cet endroit, et je te l'ai montré. Tu es mon fils aîné, souviens-toi de l'endroit." Je suis au courant... Je n'ai parlé de cet endroit à personne, et je n'en ferai rien, car bien qu'il ait été généreux en me montrant son secret, je ne suis pas plus son fils qu'il n'est mon père. Il est lui-même, je suis moi-même. "Père et fils" n'est qu'une formalité. Ces sept cents roupies sont toujours cachées quelque part sous la terre et elles y resteront à moins que quelqu'un ne les trouve par hasard. Je lui dis, "Bien que tu m'aies montré l'endroit, je ne l'ai pas vu." Il s'exclama, "Que veux-tu dire ?" Je dis, "C'est simple. Je ne le vois pas et je ne veux pas le voir. Je n'ai pas d'héritage, grand ou petit, riche ou pauvre." Mais c'était un père aimant. En ce qui me concerne, je ne suis pas un fils aimant pardonnez-moi. C'était un père aimant. Lorsque j'ai quitté mon poste à l'université, il n'y eut que lui pour se faire du souci, personne d'autre. Aucun de mes amis ne s'en est inquiété. Qu'est-ce que cela pouvait bien faire en fait beaucoup de mes amis étaient heureux que j'aie libéré la chaise, maintenant, ils pouvaient l'avoir. Ils se précipitèrent. Seul mon père se faisait du souci. Je lui dis, "Tu n'as pas besoin de t'inquiéter." Mais mes propos n'étaient pas d'un grand secours. Il acheta une grande propriété sans me le dire, car il savait parfaitement bien que s'il me l'avait dit, je lui aurais donné un coup sur la tête. Il me fit une belle petite maison, exactement celle que j'aurais aimée. Cela va vous surprendre : elle avait même l'air conditionné et tout le confort moderne. Elle se trouvait près de mon village, avec un jardin au bord de la rivière et des marches qui descendaient pour que je puisse aller nager... avec d'anciens... de vieux arbres, entourée d'un silence absolu, personne d'autre à des kilomètres. Mais il ne me l'a jamais dit. Il est bon que mon pauvre père soit mort, car je lui aurais causé des ennuis. Mais il avait tant d'amour, tant de compassion pour son vagabond de fils. Je suis un vagabond. Je n'ai jamais rien fait pour la famille. Ils ne me doivent rien. Ils ont tout fait pour moi. Je n'ai pas choisi ce couple sans de bonnes raisons... je l'ai choisi pour leur amour, leur intimité, leur unité presque parfaite. C'est ainsi qu'après sept cents ans, je suis revenu dans un corps. Mon enfance fut en or. A nouveau, je n'emploie pas un cliché. Tout le monde dit avoir eu une enfance en or, mais ce n'est pas le cas. Les gens pensent que leur enfance était en or, parce que leur jeunesse est pourrie ; leur vieillesse le sera encore plus. Naturellement, l'enfance devient de l'or. Mon enfance ne fut pas en or dans ce sens-là. Ma jeunesse fut un diamant et si je deviens vieux, ce sera du platine. Mais il est certain que mon enfance fut en or ce n'est pas un symbole, totalement en or, pas de façon poétique, littéralement, de fait. La plupart de mes jeunes années, je les ai vécues avec les parents de ma mère. Ces années-là sont inoubliables. Même si j'accède au paradis de Dante, je me rappellerai ces années-là. Un petit village, de pauvres gens, mais mon grand-père je veux dire le père de ma mère était un homme généreux. Il était pauvre, mais riche dans sa générosité. Il donnait tout ce qu'il avait, et il le donnait à tout le monde. C'est de lui que j'ai appris l'art de donner ; je dois le reconnaître. Je ne l'ai jamais vu dire non à un mendiant ou à qui que ce soit. J'appelais le père de ma mère "Nana". C'est ainsi qu'on appelle en Inde le père de la mère. La mère de ma mère est appelée "Nani". Je demandais constamment à mon grand-père, "Nana, où as-tu trouvé une aussi belle femme?" Ma grand-mère avait l'air plus grec qu'indien. Lorsque je vois rire Mukta, je me souviens d'elle. C'est peut-être pour cela que dans mon coeur, j'ai une faiblesse pour Mukta. Je ne sais pas lui dire non. Même si ce qu'elle demande n'est pas juste, je dis quand même "D'accord". Quand je la vois, je me souviens immédiatement de ma Nani. Peut-être qu'elle avait du sang grec. Aucune race ne peut prétendre à la pureté. Les Indiens, en particulier, ne devraient pas prétendre à la pureté de sang les Huns, les Mogols, les Grecs et bien d'autres peuples ont attaqué, conquis, gouverné l'Inde. Ils se sont mêlés au sang indien, et c'était si apparent chez ma grand-mère. Ses traits n'étaient pas indiens, elle avait l'air grec, et c'était une femme forte, très forte. Mon Nana mourut alors qu'il n'avait pas plus de cinquante ans. Ma grand-mère vécut jusqu'à quatre-vingts ans et elle était en pleine santé. Même à ce moment-là, personne ne pensait qu'elle allait mourir. Je lui avais promis une chose : que je viendrai à sa mort, et ce fut ma dernière visite à la famille. Elle mourut en mille neuf cent soixante-dix. J'ai dû remplir ma promesse. Pendant mes premières années, c'est ma Nani qui fut ma mère ; ces années-là sont celles où l'on grandit. Ce cycle est pour ma Nani. Ma propre mère vint plus tard ; j'avais déjà grandi, j'étais déjà modelé dans un certain style, et ma grand-mère m'a immensément aidé. Mon grand-père m'aimait, mais il ne pouvait pas m'aider beaucoup. Il était si affectueux, mais pour venir en aide, il en faut davantage une certaine force. Il avait toujours peur de ma grand-mère. D'une certaine façon, c'était un mari gouverné par sa femme. Lorsqu'on touche à la vérité, je suis toujours vrai. Il m'aima, il m'aida... qu'y puis-je si c'était sa femme qui portait la culotte. C'est le cas pour quatre-vingt-dix-neuf pour cent des maris, alors ce n'est pas grave. Je me souviens d'un incident que je n'ai jamais raconté auparavant. C'était une nuit sombre. Il pleuvait et un voleur pénétra dans notre maison. Bien entendu, mon grand-père fut effrayé. Tout le monde pouvait le voir, mais il fit semblant de ne pas l'être, il essaya de son mieux. Le voleur s'était caché dans un coin de notre petite maison, derrière quelques sacs de sucre. Mon grand-père mâchait continuellement du pan. Le pan est une feuille de bétel. Tout comme il y a des fumeurs à la chaîne, c'était un mâcheur de pan à la chaîne. Il préparait constamment du pan et le mâchait tout au long du jour. Il se mit à mâcher du pan et à le cracher sur le pauvre voleur qui s'était caché dans le coin. J'ai regardé cette affreuse scène et j'ai dit à ma grand-mère qui dormait avec moi, "Ceci n'est pas correct. Même si c'est un voleur, nous devrions nous comporter dignement. Cracher? Ou tu te bats, ou tu arrêtes de cracher !" Ma grand-mère demanda, "Que veux-tu faire?" Je répondis, "Je vais aller donner une claque au voleur et le jeter dehors." Je n'avais pas plus de neuf ans. Ma grand-mère dit en riant, "D'accord, je vais venir avec toi tu auras peut-être besoin d'aide." C'était une grande femme. Ma mère ne lui ressemble d'aucune manière, ni dans sa beauté physique, ni dans son audace spirituelle. Ma mère est simple ; ma grand-mère était aventureuse. Elle vint avec moi. Je fus choqué ! Je n'en croyais pas mes yeux : le voleur, c'était l'homme qui venait me donner des leçons, mon professeur. Je l'ai frappé très fort, d'autant plus fort que c'était mon professeur. Je lui ai dit, "Si vous n'aviez été qu'un voleur, je vous aurais pardonné, mais vous m'avez enseigné de grandes choses, et la nuit vous faites ça ! Dépêchez-vous de partir avant que ma grand-mère vous attrape, sinon elle va vous mettre en pièces." C'était une femme grande, forte et magnifique. Mon grand-père était petit et simple, mais ils allaient bien ensemble, tous les deux. Il ne se bagarrait jamais avec elle il ne pouvait pas il n'y avait donc aucun problème. Je me souviens de ce professeur, le pandit du village, qui venait parfois me donner des leçons. C'était le prêtre du temple du village. Il dit, "Et mes habits? Ton grand-père m'a couvert de crachats. Il a sali mes habits." Ma grand-mère se mit à rire et lui dit, "Venez demain, je vous donnerai de nouveaux habits". Et elle lui a vraiment donné de nouveaux habits. Il n'est pas venu, il n'a pas osé ; elle s'est rendue chez le voleur, elle m'a pris avec elle et lui a donné de nouveaux habits en disant, "Oui, mon mari est terrible, il a abîmé vos habits. Ce n'est pas bien. Quand vous avez besoin de vêtements, vous pouvez toujours venir me voir." Ce professeur ne vint jamais plus me donner de leçons... non pas qu'on le lui ait demandé, mais il n'a plus osé. Non seulement il cessa de me donner des leçons, mais il cessa de venir dans la rue où nous habitions ; il cessa de passer par ce chemin. Mais j'étais déterminé à lui rendre visite chaque jour, rien que pour cracher devant sa maison, pour qu'il s'en souvienne. Je lui criais, "Avez-vous oublié cette nuit-là? Et vous me disiez toujours d'être vrai, sincère, honnête et toutes ces âneries." Maintenant encore, je le vois, les yeux baissés, incapable de me répondre. Mon grand-père désirait que les plus grands astrologues de l'Inde fassent mon horoscope. Bien qu'il ne fût pas très riche en fait pas riche du tout, ne parlons pas de très riche, mais dans ce village-là, c'était la personne la plus riche il était prêt à payer n'importe quel prix pour cet horoscope. Il fit un long voyage jusqu'à Bénarès et vit des hommes célèbres. En regardant les notes et les dates apportées par mon grand-père, le plus grand de ces astrologues dit, "Je suis désolé, je ne pourrai faire ce thème que quand il aura sept ans. Si l'enfant survit, je le ferai sans demander d'honoraires, mais je ne pense pas qu'il survivra. S'il survit, ce sera un miracle, alors, il aura une chance de devenir un Bouddha." Mon grand-père revint à la maison en pleurant. Je n'avais jamais vu de larmes dans ses yeux. Je lui ai demandé, "Que se passe-t-il?" Il répondit, "Je dois attendre que tu aies sept ans. Qui sait si je survivrai jusque là? Qui sait si l'astrologue lui-même survivra, il est si vieux. Et je suis un peu inquiet à ton sujet." Je demandai, "Qu'est-ce qui t'inquiète?" Il dit, "Ce qui m'inquiète, ce n'est pas que tu puisses mourir, c'est que tu puisses devenir un Bouddha." J'ai ri, et au milieu de ses larmes, il se mit à rire aussi ; puis lui-même remarqua, "C'est étrange que je sois inquiet. Oui, qu'y a-t-il de mal à être un Bouddha?" Lorsque mon père apprit ce que les astrologues avaient dit à mon grand-père, il m'emmena lui-même à Bénarès mais ce sera pour plus tard. Mon grand-père vendit tous les ornements de la maison, juste pour faire la fête avec les villages voisins, pour célébrer le fait que j'allais devenir un Bouddha. Pourtant, je ne pense même pas qu'il comprenait le sens du mot "Bouddha". C'était un jaïn, il n'avait peut-être jamais entendu ce mot-là. Mais il était heureux, immensément heureux... il dansait, car j'allais devenir un Bouddha. En ce temps-là, je ne pouvais pas comprendre qu'il soit si heureux juste à cause du mot "Bouddha". Quand tout le monde fut parti, je lui ai demandé, "Que veut dire "Bouddha"?" Il répondit, "Je ne sais pas, mais cela sonne bien. De plus, je suis un jaïn. On demandera à un bouddhiste." Dans ce petit village, il n'y avait pas de bouddhistes, mais il ajouta, "Le jour où un bhikkhu bouddhiste passera par là, nous saurons ce que cela veut dire." Il était si heureux, juste parce que l'astrologue avait dit que je deviendrai un Bouddha. Puis il me dit, "Je crois que "Bouddha" signifie quelqu'un de très intelligent." En hindi, buddhi signifie intelligence, il pensa donc que "Bouddha" signifiait celui qui est intelligent. Il était très près, il a presque deviné juste. C'est dommage qu'il ne soit pas vivant, autrement, il aurait vu ce que signifie être un Bouddha pas la signification du dictionnaire, mais la rencontre avec un éveillé vivant. Et je l'imagine en train de danser, voyant que son petit fils était devenu un Bouddha. Cela aurait suffit à l'éveiller. Mais il est mort. Sa mort fut l'une de mes expériences les plus importantes... Ce sera pour plus tard. Reste-t-il du temps ? Il est huit heures trente, Osho." Bien, juste cinq minutes pour moi... Il est temps de s'arrêter, mais c'était magnifique, et je suis reconnaissant. Merci.
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