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A propos de la spiritualitéOn pense en général que la spiritualité est une réalisation difficile, mais ce n'est ni une réalisation ni une tâche difficile. La spiritualité est déjà en vous. Il n'y a rien à ajouter ou a retrancher à votre être. Vous êtes aussi parfaits que possible. Vous n'allez pas devenir parfait un jour prochain; vous n'êtes pas obligé de vous livrer à un travail difficile pour devenir vous-même. Ce n'est pas un voyage d'un point à un autre; vous n'allez nulle part. Vous êtes déjà là. La vraie questionDans mon approche, la vraie question est toujours le questionneur. Le rôle du maîtreLe maître est une piscine dans laquelle vous pouvez apprendre à nager. Une fois que vous avez appris, tous les océans vous sont ouverts. Quand quelqu'un s'abandonne à un maître, en réalité il s'abandonne à lui-même. Mais il ne sait pas qui il est, il ne peut donc pas s'abandonner directement à lui-même : il le fait via le maître. Le maître n'est qu'un passage pour venir à vous-même. C'est comme un miroir : vous regardez dans le miroir et vous voyez votre visage. Vous regardez dans le maître et vous ne trouverez que vous-même et personne d'autre. Être un discipleEtre en harmonie avec une personne consciente, c'est être un disciple, un sannyasin. Une personne consciente peut vous aider à vous découvrir vous-même, elle ne vous impose rien ; elle vous déprogramme simplement et vous laisse ouvert, disponible... un état propre, de façon à ce que vous puissiez écrire y a poser votre propre signature, à ce que vous puissiez écrire votre propre chant, danser votre propre danse. Et la plus grande expérience de la vie, c'est l'expérience de votre unicité. Les néo-sannyasins d'OshoMes néo-sannyasins sont entiers, ils ont renoncé, et pourtant ils n'ont pas fui. Ils vivront dans l'amour, mais ils ne s'agripperont pas à l'amour ; c'est cela leur renoncement ils vivront dans le monde, et ils ne seront pas possessifs. Ils vivront dans l'amour, mais ils ne seront pas jaloux. Ils se serviront des choses, mais ils ne seront pas asservis par elles ; c'est cela leur renoncement. Ils trouveront le créateur dans la création et ils ne diviseront pas le créateur et la création ; ils ne toléreront aucune division. Ils essaieront de trouver l'harmonie dans les opposés. La signification du satsangSatsang signifie être dans une grande proximité avec la vérité. Cela signifie être proche de la vérité, être proche d'un maître qui est devenu un avec la vérité être simplement auprès de lui, ouvert, réceptif et en attente. Et si votre attente devient profonde, intense, alors une profonde communion peut se produire. Le maître ne va pas faire quoi que ce soit, il est simplement là, disponible. Si vous vous ouvrez, il coulera en vous. C'est ce que l'on appelle Satsang. Avec un maître, vous n'avez pas besoin d'apprendre quoi que ce soit d'autre. Si vous apprenez le Satsang, c'est suffisant. Si vous pouvez simplement être auprès de lui sans rien demander, sans penser, sans argumenter être simplement présent, disponible, de façon à ce que l'être du maître puisse se répandre en vous l'être peut se répandre.... Être un disciple signifie que l'on est prêt à recevoir. À propos du maîtreLe maître est une absence. Mais l'absence ne peut être vue que quand êtes également devenu une absence. Seules deux absences se rencontrent. Si vous êtes présent, vous persistez à projeter sur le maître qu'il l'est également. Il s'agit de votre projection, car votre ego ne peut pas voir un non-ego. Votre ego ne peut que voir des ego partout... Abandonnez-vous, et soudain vous verrez que le maître n'est pas là. Si vous vous abandonnez en cet instant même, vous verrez que ce fauteuil est vide. L'homme qui vous parle n'est pas là. Cet homme n'est qu'un vide. Mais ce n'est qu'absent que vous serez capable de voir cette absence. Devenez un disciple de Dieu lui-mêmeDevenez un disciple bien-aimé. Et lorsque je dis devenez un disciple bien-aimé, je ne veux pas dire soyez mon disciple. Mes sannyasins sont mes amis... vous devez être un disciple de l'existence. Vous devez être un disciple du soleil, de la lune, des étoiles, des arbres, de toute cette magnifique existence qui vous environne. Vous devez être un disciple de Dieu lui-même. Le véritable maître ne fait que vous aider à découvrir vos secrets cachés. Et ceci est la clé. Agissez à partir du savoir et vous resterez stupide. Agissez à partir d'un état de non-savoir et vous deviendrez sage. Le maître est à mi-cheminEn choisissant un maître, vous essayez d'atteindre l'invisible. En vous abandonnant à un maître, vous vous abandonnez à votre centre le plus intime. Le grossier s'abandonne au subtil, le manifesté au non-manifesté, le créé à l'incréé, le temps s'abandonne à l'éternité... C'est un grand pas... Dieu est invisible. Il est partout mais pourtant intangible ; nous ne pouvons le toucher. Aussi devez-vous trouver un maître que vous puissiez toucher, que vous puissiez sentir. Le maître est à mi-chemin : le maître est tout comme vous et pourtant pas comme vous. Le maître est quelqu'un qui a vu Dieu. Le sannyas signifie se rapprocher du maître afin que vous puissiez voir à travers ses yeux. C'est entrer en harmonie avec le maître, c'est unir et fondre votre énergie avec lui. C'est tenir sa main afin qu'il puisse vous conduire dans l'inconnu où vous n'avez jamais été. Une fois que vous y êtes entré, peu à peu le maître n'est plus nécessaire. Il n'y a pas de sauveurIl n'y a pas de sauveur. Personne ne peut vous sauver si ce n'est vous-même. Je peux vous aider je ne peux vous sauver. Je peux vous indiquer le chemin, mais je ne peux pas marcher à votre place ; vous devrez marcher vous-même. Le sannyas est un geste de votre part, indiquant que vous êtes prêt à m'écouter. Vous donner sannyas est un geste de ma part, indiquant que je suis prêt à indiquer le chemin. Accepter un disciple n'est pas une tâche facileAccepter un disciple n'est pas une tâche facile, car c'est accepter une masse de problèmes. Un disciple n'est pas que douceur. S'il l'était, pourquoi serait-il disciple ? Il porte en lui beaucoup d'amertume ; il la projettera sur le maître. Le maître deviendra un écran et vous projetterez sur lui toutes sortes de choses aussi bien des bonnes que des mauvaises. Parfois, ce sera une grande expérience et vous monterez sur des sommets, et parfois vous tomberez dans des vallées de négativité. Mais c'est naturel, cela n'a rien de condamnable... Lorsqu'un jour vous venez et que vous abandonnez tous vos états d'âme... et souvenez-vous, les états d'âme positifs aussi doivent être abandonnés... Qu'est-ce que les gens s'obstinent à faire ? Ils s'obstinent à considérer que le positif est bon, c'est si agréable qu'ils s'y accrochent, et que le négatif est amer, donc ils n'en veulent pas. Mais c'est là tout le problème de la vie. Ce n'est pas seulement avec un maître, c'est partout : vous ne choisissez qu'une moitié... Si vous choisissez d'une manière ou d'une autre, vous devez choisir les deux. Sinon, ne choisissez pas. Alors les deux disparaissent. Ou les deux sont ensemble ou elles disparaissent toutes deux, mais vous ne pouvez les diviser. Peu à peu, vous comprendrez la situation : au début un disciple vient par amour, puis un jour, la roue tourne et il déteste, il est furieux, il proteste et il résiste. Finalement, vous prenez conscience que vous ne pouvez vous relier par amour, sinon la haine aussi est fatalement là. Alors le disciple abandonne les deux. Alors, il n'y a rien entre le disciple et le maître pas même l'amour, car même l'amour est une distraction. Le disciple est simplement là, présent, sans attente, sans désir. C'est d'une grande beauté. En ce qui me concerne, vous êtes arrivéEn ce qui me concerne, vous êtes arrivé, mais en ce qui vous concerne, cela doit encore devenir une réalité. Pour moi c'est arrivé je peux voir à travers, jusqu'au fond mais cela peut prendre un certain pour réaliser la vérité : vous êtes arrivé, ici est votre foyer, la quête est achevée, ce n'est plus la peine de chercher, désormais vous pouvez vous détendre, vous pouvez célébrer, dès cet instant la vie ne va plus être un travail, mais un jeu, vous n'avez plus besoin de penser en termes de buts, tout ce qui est donné est plus que nécessaire, vous pouvez laisser tomber les tensions et les inquiétudes. Et vous avez vécu assez longtemps avec elles il est temps et vous êtes mûr. Mais cela vous prendra encore un peu de temps pour reconnaître la vérité. Ce n'est pas ce que je dis qui va vous aiderCe n'est pas ce que je dis que va vous aider ; c'est ce que je suis. Ce ne sont pas mes paroles qui pourront vous libérer. Les mots créent toujours de nouveaux esclavages, car le mental les réduits immédiatement à un savoir. Même si les mots viennent d'un homme de silence, dès que le mental s'en empare, il les tue. Il les réduit à un savoir mort, il les accumule comme un trésor. Seul l'être peut pénétrer l'être... seul le coeur peut avoir un dialogue avec le coeur, et ce dialogue n'est pas un dialogue de mots mais de silence, d'amour, de prière. Le sannyas ce n'est pas s'abandonner à moiLe sannyas ce n'est pas s'abandonner à moi, ce n'est pas s'abandonner à quiconque en particulier, c'est simplement s'abandonner au tout, à cette existence vaste et infinie. Dès l'instant où vous vous dissolvez en elle, la vie devient une pure joie. Seul un pseudo-maître vous donne des consolationsL'homme est de l'or qui doit encore être purifié par le feu. Et tant qu'il n'est pas purifié, une profonde aspiration, une faim et une soif intenses subsistent dans son âme, car il ne peut se sentir chez lui tant qu'il n'a pas découvert sa vraie nature. L'or représente simplement notre vraie nature, notre nature la plus haute c'est un symbole. Il s'y mélange beaucoup de boue ; même si l'or est caché dans la boue, il reste de l'or. Mais le désir de se débarrasser de tout ce qui est étranger, de tout ce qui n'est pas notre véritable essence, est naturel. Mais pour se débarrasser de l'irréel, il faut traverser de nombreuses douleurs, des douleurs de croissance. C'est pourquoi j'emploie le mot feu. Seul un pseudo-maître vous donne des consolations ; le véritable maître vous donne un feu. Seul le pseudo-maître vous donne quelque chose des connaissances, la sagesse, l'illumination. Le véritable maître sait que rien ne peut vous être donné car tout ce dont vous avez besoin est là dès le début. C'est caché derrière un amas de détritus ; ces détritus doivent être enlevés. Mais vous les avez chéris pendant très longtemps, vous les avez préservés comme un trésor, aussi lorsqu'ils sont enlevés, cela fait mal, cela laisse des blessures. On veut fuir un véritable maître. Mille et une fois on veut fuir. Mille et une fois on est frustré par lui, car fondamentalement il ne comble jamais vos désirs. Le maître n'est qu'une excuseLe maître n'est qu'une excuse. Vous vous abandonnez au maître parce que vous n'êtes pas capable de communiquer directement avec un univers si vaste. Vous avez besoin d'une petite fenêtre à travers laquelle regarder le ciel. Le vaste ciel est effrayant, il fait peur, mais une fois que vous avez regardé par la fenêtre, le mouvement des étoiles vous emmènera dans un voyage éternel. Le maître n'est qu'une fenêtre, une fenêtre sur Dieu. C'est comme lorsque vous apprenez à nager : vous allez d'abord en eau peu profonde, très près du bord. Mais une fois que vous avez appris à nager vous vous aventurez de plus en plus vers les profondeurs. Le maître est simplement le bord de l'eau, la rive où sans aucune peur, vous pouvez apprendre l'art fondamental de l'abandon et alors le voyage commence... Le sannyas signifie s'abandonner au début au maître, puis, à travers le maître, au tout. La rivière doit atteindre l'océan. Ce n'est que lorsqu'elle disparaît dans l'océan et qu'elle perd son identité que la rivière arrive chez elle. Ce n'est que dans l'abandon que vous saurez qui vous êtes ; sinon les gens persistent à croire en leur ego. S'abandonner signifie abandonner l'ego, le pseudo-soi. Et lorsque le faux est abandonné, le réel émerge à la surface. Pour découvrir le réel, l'abandon est le processus essentiel, l'abandon de tout ce qui est faux. Et l'ego est ce qu'il y a de plus faux dans l'existence. C'est la chose la plus illusoire. L'abandonDe toutes les relations qui sont possibles sur cette terre, la relation entre maître et disciple est la seule où se produit un abandon volontaire, où vous n'êtes pas dominé, où vous avez cessé de lutter de votre plein gré. Par amour, par confiance, vous avez cessé de vous défendre. Par amour, par confiance, vous avez vu que l'autre n'est pas l'ennemi, ce n'est donc pas la peine de se battre, et lorsque la lutte disparaît, l'énergie qui l'alimentait se libère, et cette énergie est un aliment et une nourriture pour l'âme... Lorsque vous vous abandonné à quelqu'un qui n'est personne, il ne peut vous emprisonner, et le danger même que votre ego devienne votre propre emprisonnement disparaît. Lorsque vous vous abandonnez à moi, ce n'est pas vraiment à moi que vous vous abandonnez, car je ne suis pas là. Et je ne me réjouis nullement de votre abandon. Que vous vous abandonniez ou non ne fait pour moi aucune différence. En fait, lorsque vous vous abandonnez à moi, vous vous abandonnez vous-même vous ne vous abandonnez pas à moi. Je ne suis qu'un moyen, une excuse... Bouddha appelait de telles choses des stratagèmes, upaya. Ce n'est qu'un upaya, un stratagème pour ceux qui ne peuvent se débarrasser de leur ego à moins qu'ils ne trouvent quelqu'un aux pieds duquel le déposer. Je vous offre mes pieds. Mais à l'intérieur, il n'y a personne. La soumissionEn Occident, on traduit samarpan par « soumission », mais cela ne transmet pas le même sentiment que samarpan. Le mot soumission indique que vous êtes vaincu. En Occident, sabandonner, se soumettre, veut dire que vous avez été vaincu par quelquun qui vous a forcé à vous incliner. En Orient, samarpan veut dire que vous avez accepté la défaite et que vous vous êtes incliné de vous-même, personne ne vous y a contraint. À propos de l'autoritéIl n'y a pas d'autorité ici. Mais cela ressemble à l'autorité et cela crée des difficultés. L'abandon est simplement la polarité opposée de l'autorité, mais les pôles opposés ont une certaine similitude. Voyez la différence : dans une relation autoritaire, l'autorité vous est imposée. Ce n'est pas volontaire ; c'est une contrainte ; dans l'abandon, l'autorité ne vous est pas imposée, personne ne vous force. Vous vous abandonnez, c'est volontaire... Ici, il n'y a pas d'autorité. Je ne suis pas autoritaire. Vous vous êtes certainement abandonné ; c'est votre décision. Si vous voulez reprendre votre soumission vous êtes libre, personne ne vous en empêchera ; c'est votre choix. vous avez choisi de vous soumette, vous pouvez choisir de ne pas le faire. Avec l'autorité, ce n'est pas votre choix. Que vous la choisissiez ou non, elle est là : vous devez obéir, vous devez vous y plier. ... vous pouvez désobéir à Alexandre, mais vous ne pouvez désobéir à Bouddha. Vous pouvez vous rebeller contre Alexandre, mais vous ne pouvez vous rebeller contre Bouddha, car il n'y a pas de raison de vous révolter vous êtes libre ! C'est à partir de votre liberté que vous m'avez choisi et votre liberté reste intacte. vous pouvez la reprendre n'importe quand ; et immédiatement vous serez libre. ... Le sannyas est votre décision. Oui, c'est un abandon, mais la décision est vôtre. Et lorsque l'abandon vient de votre décision, il a une beauté, car il n'empeste pas l'esclavage, il a un parfum de liberté. Le guide est en vousLe guide n'est pas à l'extérieur, le guide est en vous. On doit entrer plus profondément dans son être pour trouver Dieu et le guide. Une fois qu'on a trouvé le guide intérieur, il n'y a plus d'erreurs, il n'y a plus de regrets, pas de culpabilité. Il n'est plus question d'agir bien ou mal ; tout ce qu'on fait est bien. Ce n'est pas non plus une question de moralité ; notre être même est bon et tout ce qui vient de lui est bon. On marche dans la lumière et on marche légèrement. car le poids de la tête n'est plus là. Et lorsqu'on marche dans la lumière et qu'on marche légèrement, la vie devient rire, amour, joie. Tant que le guide intérieur n'est pas trouvé, un maître est nécessaire. Une fois que le guide est trouvé, vous avez trouvé le maître en vous-même. Le maître est là simplement pour vous dire ce qui est déjà dit par votre coeur, mais comme vous ne pouvez l'entendre, cela doit être dit de l'extérieur, car nous pouvons plus facilement écouter ce qui vient de l'extérieur que ce qui vient de l'intérieur Le maître extérieur n'est qu'une représentation du maître intérieur. Aussi le guide intérieur et le maître extérieur ne sont pas deux phénomènes ; ils parlent le même langage. S'abandonner au maître est en réalité s'abandonner à votre propre guide intérieur, car le maître extérieur ne fonctionne que comme un écho, comme un miroir : il vous reflète. Il clarifie les choses qui ne sont pas claires, c'est tout. Il dit simplement à haute voix ce que votre coeur dit silencieusement. Il amplifie la petite voix tranquille. La fonction du maître est paradoxaleUn maître doit travailler sur le disciple d'une façon très adroite. Il doit le posséder mais il ne doit pas détruire sa liberté. Il doit le nourrir, mais il ne doit pas le rendre dépendant. D'une part il doit l'aider à s'abandonner et d'autre part il doit lui donner davantage de volonté. La fonction du maître est très paradoxale. Et le paradoxe est celui-ci : d'une part il dit : « Abandonnez-vous ! » et d'autre part il dit : « Prenez garde à moi. » L'abandon n'est pas une dépendanceL'abandon n'est en rien une dépendance. L'abandon vous rend plus indépendant que quoi que ce soit d'autre. L'abandon ne vous enlève pas votre soi il vous enlève simplement votre ego. Et ce sont des choses totalement différentes. Lorsque l'ego est abandonné, vous devenez vraiment pour la première fois un individu. L'ego n'était qu'une pseudo-individualité, une prétention, une contre-façon ; il n'était pas la réalité. Dans l'abandon vous laissez tomber la contre-façon pour devenir ce que vous êtes réellement. Ce n'est pas du tout une dépendance. Et lorsque vous vous abandonnez à moi, en réalité vous ne vous abandonnez à personne, car il n'y a personne. vous vous abandonnez à une vacuité à un grand rien. vous pouvez me regarder... Je ne suis qu'une porte, un grand passage à traverser... Je ne suis qu'un vide. vous pouvez passer à travers moi, via moi, et parvenir à votre propre être. Je ne suis pas un obstacle. Allez vers un maître vivantLa vérité ne peut pas durer longtemps ; elle vient puis elle disparaît... Les gens sont à tel point plongés dans leur mensonge que la vérité n'y reste pas longtemps. Quand un Bouddha marche sur la terre, la vérité y marche pendant quelques temps. Quand le Bouddha s'en va, la vérité disparaît également. Il ne reste que des empreintes et vous persistez à les vénérer. Les empreintes ne sont pas le Bouddha, et les mots qu'il prononce ne sont pas de simples mots, ils ne signifient plus rien. C'est le Bouddha qui se trouvait derrière qui leur donnait un sens. Vous pouvez répéter exactement les mêmes mots, mais ils ne signifieront plus la même chose, car ce n'est plus la même personne qui se trouve derrière. ...Une fois que je serais parti d'ici, cette communauté ne sera plus aussi joyeuse, ce n'est pas possible. C'est tout simplement naturel. Les mots resteront, les gens les répéteront et ils essayeront de les suivre religieusement, mais ce sera un effort. Actuellement, il n'y a pas d'effort. Vous coulez simplement avec moi. Actuellement, c'est spontané, c'est une histoire d'amour. Puis cela deviendra une sorte de devoir à accomplir. Vous sentirez une obligation. Vous vous souviendrez de moi. Vous voudrez vivre de la même manière, mais il manquera quelque chose de vital il manquera la vie. Quand un maître s'en va, il ne reste que le cadavre de son enseignement. Aussi recherchez toujours un maître vivant. Un maître mort n'est d'aucune utilité quand un maître est mort, l'enseignement est mort. Recherchez toujours un maître vivant. Mais c'est très difficile, parce que l'esprit humain est très lent. Quand vous réalisez que quelqu'un est un maître, il n'est plus là. Voilà la difficulté. Quand vous réalisez que Jésus est un maître, Jésus n'est plus là. alors il ne reste que les chrétiens, il ne reste que des églises, il reste le Pape, le prêtre, et ils s'emparent de vous.... Quand une tradition s'installe, quand une religion n'est plus révolutionnaire, vous commencez à l'interpréter à votre façon. Vous ne vous souciez plus de ce que Bouddha voulait dire ; vous vous mettez à lire vos propres pensées dans les affirmations de Bouddha. Vous ne vous souciez plus de ce que dit Krishna, vous lisez dans la Gita ce que vous voulez bien y lire. Alors, la perversion s'installe. C'est pourquoi j'insiste continuellement : si vous pouvez trouver un maître vivant, restez avec lui car on ne peut pas le déformer. Vous essayerez ! Mais vous n'y arriverez pas, car un maître vivant peut vous empêcher de déformer son message. Tous les maîtres mententTous les Bouddhas ont menti. Ils devaient le faire, parce qu'ils sont remplis de compassion. Et aucun Bouddha ne peut dire la vérité absolue, car à qui l'a dirait-il ? Cela ne peut être dit qu'à un autre Bouddha, mais un autre Bouddha n'en a pas besoin. Avec des mensonges, peu à peu un maître vous conduit vers la lumière. Il prend votre main, pas à pas, il vous aide à vous approcher de la lumière. La vérité toute entière serait trop. Vous seriez simplement choqués, ébranlés. Vous ne pouvez pas contenir la vérité toute entière ; ce serait destructeur. Ce n'est qu'à travers des mensonges qu'on peut vous conduire à la porte du temple, et ce n'est qu'à la porte que la vérité toute entière peut vous être révélée. Mais alors vous comprendrez. Vous comprendrez le pourquoi des mensonges. Non seulement vous le comprendrez, mais vous en éprouverez de la gratitude.
Peut-on suivre un autre maîtreLes idiots vénèrent la mort, les gens sages vénèrent la vie. Si vous avez suivi un vrai maître et qu'il n'est plus, alors c'est la responsabilité du maître de vous envoyer vers un autre vrai maître pour que votre croissance puisse continuer. Ne soyez pas obsédés par le passé. Bientôt, je ne serai plus là. Et souvenez-vous j'aimerais spécialement le rappeler à mes disciples quand je serai parti, si vous m'aimez vraiment, je vous enverrai vers des gens qui sont encore en vie. Alors n'ayez pas peur de cela. Si je vous envoie au Tibet, en Chine, au Japon, ou en Iran, allez-y. Et ne dites pas que vous ne pouvez pas être avec un autre vrai maître, parce que vous êtes avec moi. Regardez simplement dans leurs yeux, et vous retrouverez mes yeux. Le corps ne sera pas le même, mais les yeux seront les mêmes. Si votre voyage n'est pas terminé avec moi pendant que je suis ici, s'il reste quelque chose à faire, complétez-le, n'ayez donc pas peur. En me laissant tomber, vous ne me trahirez pas. En fait, c'est en ne me laissant pas tomber et en ne suivant pas le vrai maître vivant que vous me trahirez. Gardez cela à l'esprit. Soyez courageux et faites toujours confiance en la vie ! Mon amour pour vous ou votre amour pour moi ne devrait jamais devenir un obstacle. L'amour libère. L'amour vous rend libres. ... Goûtez à un maître tant qu'il est vivant. Les idiots vénèrent la mort ; les gens sages vénèrent la vie. Deux maîtres à la fois ?Il est dangereux de tomber amoureux de deux femmes mais tomber amoureux de deux maîtres est un million de fois plus dangereux. L'amour que l'on a pour une femme peut concerner son corps, et ça ne va pas plus loin. Ou il peut concerner son esprit, et ça ne va pas plus loin. Mais l'amour d'un maître concerne l'âme et si vous tombez amoureux de deux maîtres, votre âme sera divisée, vous serez complètement désintégré, vous tomberez en pièces, vous n'arriverez pas à rester entier. Vous perdrez simplement tout contour, toute forme, toute intégrité. Et l'unique raison d'être avec un maître, c'est de parvenir à l'intégration. Une fois que vous tombez amoureux d'un maître, restez. Je ne dis pas de rester avec lui si vous êtes désillusionné. Si vous êtes désillusionné, c'est qu'il n'est plus votre maître. Alors, il n'y a plus aucune raison de rester avec lui. Cherchez-en un autre. Mais n'ayez jamais deux maîtres en tête simultanément. Soyez catégorique sur ce point car cette décision n'est pas une décision ordinaire, elle est déterminante. Elle décidera de votre être tout entier, de sa qualité, de son avenir. S'abandonner à un faux maîtreCélèbre histoire tibétaine : Un jeune vint et s'abandonna à un maître, un faux, qui ne faisait que prétendre. Mais l'abandon du disciple était si total qu'il atteignit le but. Le maître était un pseudo-maître, le maître ne connaissait rien, mais l'abandon du disciple était total et des miracles commencèrent à se produire dans la vie du disciple. Le maître lui-même fut surpris, il ne pouvait y croire lui même ne pouvait pas faire de telles choses ! Le disciple accomplissait des choses étonnantes : il marchait sur l'eau. Le maître essaya, en se disant : « Si mon disciple peut marcher sur l'eau, pourquoi pas moi ? Peut-être ne l'ai-je pas encore essayé. » Il demanda au disciple : « Que fais-tu ? » Le disciple répondit : « Mais qu'y a-t-il à faire ? J'invoque simplement ton nom, et tout est possible. J'ai traversé le feu sans être brûlé, j'ai marché sur l'eau ; j'ai sauté du haut d'une falaise sans me blesser. Rien que ton nom ! Et tu le sais, pourquoi me le demandes-tu ? » Le maître essaya, invoquant son propre nom ; en marchant sur l'eau, il essaya de se rappeler à lui-même. Mais il avait peur ; il doutait. Il se noya presque. Répéter simplement son nom ? il ne pouvait croire que ce fût possible. Aussi la question n'est pas de savoir avec qui vous êtes. La question fondamentale est : quelle est votre confiance ? Si vous avez une profonde confiance, même un maître qui n'est pas illuminé pourra révolutionner votre vie. Et l'inverse est également vrai : même un maître illuminé pourrait n'être d'aucun secours. Cela dépend de vous, cela dépend totalement de vous. Les paroles d'un maîtreCes paroles sont là pour vous provoquer, pour vous inviter à un voyage de silence sans mots. Je suis comme Carlyle, dont on dit qu'il a écrit 50 volumes sur la valeur du silence. Le silence est si vaste ; même cinquante volumes ne lui rendront pas justice. Même avec cinq milles volumes, rien n'aura été dit. Le silence est si vaste. Pouvez-vous peindre le ciel ? Oui, vous pouvez le peindre, mais ce n'en sera qu'une très, très petite partie. Vous pouvez continuer de peindre indéfiniment, mais vous ne pourrez pas terminer le ciel, car pour le terminer, il vous faudrait une toile aussi vaste que le ciel lui-même ce n'est pas possible. Où la mettriez-vous ? Vous auriez besoin d'un autre ciel, et il n'y en a pas. C'est pareil avec la vérité : aucun mot ne peut la contenir. Mais les mots sont la seule communication qui reste entre les hommes. Le maître doit donc utiliser des mots, mais il doit constamment vous rappeler que les mots sont insignifiants. La fonction des maîtresUn soudain coup de tonnerre... Chaque jour, chaque matin, je crie après vous. De toutes sortes de façons, avec des mots différents, je n'arrête pas de marteler votre tête. Mais souvenez-vous en : ce que je dis, ce n'est pas ce que je veux vous dire. Ce que je dis n'a rien à voir avec la vérité, car la vérité ne peut être dite. Ce que je dis n'est rien d'autre qu'un martèlement. Si vous vous réveillez, vous verrez la vérité. Mon seul but est de créer une opportunité. Je vous secoue durement et si vous le permettez, si vous ne résistez pas, si vous coopérez avec moi, si vous êtes prêt à aller avec moi, si vous pouvez faire confiance, si vous êtes courageux, alors soudain, mes paroles peuvent devenir un coup de tonnerre. La vie s'écoule... et à chaque instant.. vous passez à côté. Assez, c'est assez ! Il y a longtemps que vous passez à côté ; maintenant c'est devenu une habitude. Il vous faudra casser cette habitude. La seule façon de profiter de moi, la seule façon d'être béni par moi et par ma présence, c'est de prendre votre courage à deux mains. Sortez de vos tombes ! Il n'y a que votre périphérie qui soit morte vous ne pouvez jamais être mort. Tout au fond, la vie est éternelle. Sortez de là ! Dépêchez-vous ! C'est là l'effort de tous les maîtres : créer un soudain coup de tonnerre afin que ceux qui sont profondément endormis puissent se réveiller. Permettez-moi de vous tirer de votre sommeil. Ne persistez pas à croire que vous comprenez. Vous ne comprenez pas. Votre savoir est une manière d'ignorer la vérité. Laissez tomber l'ignorance et on ne peut pas laisser tomber l'ignorance en accumulant davantage de savoir. Vous ne pouvez laisser tomber l'ignorance qu'en laissant tomber le savoir que vous avez déjà accumulé. Le savoir est la barrière de la Connaissance. Quand on a laissé tombé le savoir, la Connaissance fleurit.
Je vous en prie, conduisez-moi à la sagesseCe n'est pas possible. Si quelqu'un d'autre vous y conduit, ce sera du savoir. De nouveau, vous serez pris au piège du savoir. Personne ne peut vous conduire à la sagesse car l'autre sera la cause du savoir. Vous seul pouvez être la cause de votre propre sagesse. Alors vous pouvez vous demander : « Que faites-vous donc ici ? » Je ne vous conduis pas à la sagesse. Je ne puis faire qu'une chose, une chose négative : j'essaie de détruire votre savoir. Je ne fais qu'enlever l'obstacle, la barrière ; je ne fais que déplacer le roc de votre chemin, c'est tout. Et ce roc est le savoir. Une fois le roc enlevé, vous commencerez à couler. La source est là, bloquée par le roc. Votre sagesse est avec vous ; c'est votre énergie de vie, c'est votre vitalité, c'est votre élan. Elle est là lorsque vous deviendrez assez audacieux pour abandonner le savoir, assez audacieux pour être innocent, pour être ignorant ; lorsque vous pourrez dire, « Je ne sais pas » ; lorsque vous aurez rassemblé le courage de déclarer, « Je ne sais pas et tout ce que je sais n'est qu'illusion, tout mon savoir est emprunté, fallacieux, vide » à l'instant où vous aurez laissé tomber votre savoir, la sagesse naîtra. Je ne puis vous conduire à la sagesse. La sagesse naîtra en vous, elle jaillira dans votre être. Il suffit de laisser tomber le rocher que vous portez et ce rocher est le savoir... Le maître ne peut être que négatif ; le maître ne peut rien vous donner de positif. Et évitez celui qui vous dit qu'il veut vous donner quelque chose de positif. Evitez-le... Le maître n'est qu'une aide pour enlever la barrière. Le maître est la via négative, il est la voie de la négation. Il ne fait qu'enlever. Il dit, « Ceci n'est pas vrai, ceci n'est pas vrai, ceci n'est pas vrai » il élimine sans cesse. Un jour soudainement, il a enlevé tous vos soutiens : vous vous effondrez, vous vous effondrez dans la sagesse... La sagesse est votre nature la plus intime. Elle ne peut vous être donnée. Je n'ai pas d'autoritéJe n'ai pas d'autorité. Vous n'avez pas besoin de faire confiance à mon autorité. Je ne suis qu'une personne, une présence ; je ne suis pas une autorité. Je ne vous prouve rien, je ne soutiens rien, je ne défends aucune théorie ni philosophie, je ne cherche pas à vous convaincre de quoi que ce soit. Je n'ai pas d'autorité car je n'appartiens à aucun tradition. Seules les traditions peuvent avoir une autorité... Je suis non traditionnel. Je ne me réclame d'aucune tradition. Je suis simplement là par moi-même. Je n'ai pas d'autorité. Je ne peux dire que ce que je dis est juste parce que les Vedas disent la même chose. Je ne peux pas faire de citations. Non, je ne m'appuie sur personne d'autre : ce que je dis, je le dis. Je le sais. Je n'ai aucune autre autorité que moi-même. Je suis une présence, une personne. vous n'avez pas besoin de faire confiance à mon autorité. Je ne suis pas un expert... Je suis un rebelle ; comment puis-je avoir une quelconque autorité ? Ma propre expérience est tout ce que j'ai. Vous pouvez regarder en moi, vous pouvez regarder dans mes yeux, vous pouvez me sentir, vous pouvez me boire, et c'est cela qui décidera. En aucune façon, je ne suis autoritaire. Je suis là : je suis une déclaration, une révélation. Vous m'écoutez, vous m'imbibez, vous me buvez. Si cette saveur même décide quelque chose, c'est bien ; si elle ne décide rien, alors je ne suis pas pour vous, vous n'êtes pas pour moi.... C'est une affaire d'amour. Lorsque vous aimez quelqu'un vous ne demandez pas d'autorité. L'amour est fou, il est insensé. Quand un maître meurtFondamentalement, ma façon d'envisager votre croissance, c'est de vous rendre indépendant de moi. Toute forme de dépendance est un esclavage, et la dépendance spirituelle est le pire de tous. J'ai fait tous les efforts possibles pour vous rendre conscient de votre individualité, de votre liberté, de votre capacité absolue de croître sans l'aide de qui que ce soit. Votre croissance est quelque chose d'intrinsèque à votre être. Elle ne vient pas de l'extérieur ; ce n'est pas une imposition, c'est un déploiement... En ce qui me concerne, je fais simplement tous les efforts possibles pour vous rendre libre de quiconque moi y compris afin que vous vous retrouviez simplement seul sur le chemin de la recherche. Alors, souvenez-vous en, quand je partirai, vous ne perdrez rien. Peut-être que vous gagnerez quelque chose dont vous n'êtes absolument pas conscient. Maintenant, je ne vous suis accessible qu'incarné, emprisonné dans une certaine forme. Quand je partirai, ou est-ce que j'irai ? Je serai ici dans le vent, dans l'océan ; et si vous m'avez aimé, vous me sentirez de mille et une manières. Dans vos moments de silence, vous sentirez soudain ma présence. Une fois que je ne serais plus incarné, ma conscience sera universelle. Aujourd'hui, vous devez venir vers moi. Alors, vous n'aurez plus besoin de me chercher. Ou que vous soyez... votre soif, votre amour... vous me trouverez dans le fond de votre coeur, dans le battement même de votre coeur. Je crois, je fais absolument confiance à l'existence. S'il y a une quelconque vérité dans ce que je dis, elle survivra. Ceux qui sont intéressés par mon travail porteront simplement la torche, mais sans l'imposer à qui que ce soit, ni par l'épée, ni par le pain. Je resterai une source d'inspiration pour les miens. Même après ma mort, je resterai accessible à mes amis autant ou aussi peu qu'aujourd'hui. Cela dépend entièrement d'eux. C'est pour cela que peu à peu, je disparais de leur monde, afin que ce soit de plus en plus leur affaire. Je ne représente peut-être plus qu'un pour cent, et leur amour, leur confiance, leur abandon, le quatre-vingt-dix-neuf pour cent. Mais quand je serai parti, il faudra encore plus cent pour cent. La présence d'un maîtreComment, simplement en présence d'un maître, la transformation intérieure peut-elle se faire ? Comment est-ce possible ? C'est comme une infection, une infection spirituelle, une saine infection. Comme on peut attraper une maladie, on peut aussi attraper le bien-être. Tout comme la maladie a sa propre vibration, une certaine longueur d'onde, la santé aussi à une certaine vibration, sa propre longueur d'onde. Lorsque vous êtes proche d'une personne spirituelle, vous commencez à vibrer d'une nouvelle manière. Sa présence même joue sur la guitare de votre âme. Sa présence même commence à créer une douceur en vous. La présence n'est pas simple, comme vous dites. La présence est très vitale. L'environnement même d'une personne spirituelle est dangereux. Il peut complètement vous transfigurer. C'est comme l'a dit un gars dans un bus bondé : « Je suis tellement bourré de pénicilline que si j'éternue dans cette foule, je suis sûr de guérir quelqu'un. » Si vous ne désirez par réellement guérir, évitez les personnes spirituelles, et évitez les maîtres. Leur présence est dangereuse, car elle peut devenir un goût en vous, et un goût est le commencement d'une transformation. Vous serez mes ambassadeursVous serez mes ambassadeurs au loin, vous agirez pour moi. Je verrai à travers vos yeux et je parlerai avec votre langue, et je toucherai les gens avec vos mains, et j'aimerai à travers votre amour : préparez-vous à cela.
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