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La Vérité PureJanak demanda : Comment peut-on atteindre la sagesse ? Comment arrive la libération ? Comment le non-attachement est-il atteint ? Dis-le moi, sil te plaît. Ashtavakra répondit : Oh ! bien-aimé, si tu veux la libération, renonce aux passions comme si cétait du poison, et considère le pardon, linnocence, la compassion, le contentement et la vérité comme un nectar. Tu nes ni la terre, ni lair, ni le feu, ni leau, ni léther. Pour atteindre la libération, reconnais-toi comme la conscience qui observe tout cela. Si tu peux te séparer de ton corps physique et reposer dans la conscience, à l'instant même tu seras heureux, en paix, et libre de liens. Tu nes ni un brahmane ni dune autre caste, tu nes dans aucune des quatre étapes de la vie, tu nes pas perçu par les yeux ou par d'autres sens. Sans attache et sans forme, tu es le témoin de lunivers tout entier. Sache-le et sois heureux. Oh ! Toi qui est en train de touvrir, religion et athéisme, bonheur et malheur tout cela appartient au mental, ce n'est pas pour toi. Tu nes ni celui qui agit, ni celui qui a du plaisir. Tu as toujours été libre. Nous nous embarquons pour un voyage exceptionnel. Lhomme a beaucoup dEcritures, mais aucune ne se compare à la Gita dAshtavakra. Devant elle, les Védas pâlissent, les Upanishads sont à peine un murmure. Même la Bhagavadgita na pas la majesté que lon trouve dans la Samhita Ashtavakra elle est simplement incomparable. Le plus important, cest que ni la société, ni la politique, ni aucune autre institution humaine neurent la moindre influence sur les déclarations dAshtavakra. Nulle part ailleurs, il nexiste de déclarations qui soient si pures, transcendantales, par-delà le temps et lespace. Peut-être est-ce la raison pour laquelle la Gita dAshtavakra, l'Ashtavakra Samhita na pas eu beaucoup dimpact. La Bhagavadgita de Krishna a eu une grande influence. Tout dabord parce que la Gita de Krishna est une synthèse. Il se soucie plus de synthèse que de vérité. Le désir de synthèse est si fort que Krishna nhésite pas à sacrifier quelque peu la vérité si c'est nécessaire. La Gita de Krishna est un pot-pourri qui contient tout ; cest pourquoi elle plaît à tous car elle contient quelque chose pour chacun. Il est difficile de trouver une tradition dont on n'entendrait pas la voie dans la Gita. Il est difficile de trouver quelquun qui n'en tire pas de consolations. Mais pour ce genre de personnes, la Gita dAshtavakra se révélera très ardue. Les gens aiment la Gita de Krishna parce quil est très facile den extraire une signification personnelle. La Gita de Krishna est poétique : deux plus deux peuvent y faire cinq, deux plus deux peuvent aussi y faire trois. Aucun stratagème de ce genre nest possible avec Ashtavakra. Avec lui, deux plus deux font exactement quatre. Les déclarations dAshtavakra sont des déclarations de mathématiques pures. Ici, il ny a pas la moindre possibilité de licence poétique. Il dit les choses telles quelles sont, sans compromis daucune sorte. Lorsquun dévot lit la Gita de Krishna, il en extrait quelque chose dont il peut faire une croyance, car Krishna parle de la bhakti, de la dévotion. Le karma yogi en retire sa croyance, car Krishna a parlé du karma yoga, du yoga de laction. Celui qui croit à la connaissance trouvera ce quil veut, car Krishna a aussi parlé de la connaissance. Parfois Krishna qualifie dultime la dévotion, ailleurs il qualifie dultime la connaissance, ailleurs encore il qualifie dultime le karma yoga. Les déclarations de Krishna sont très politiques. Il fut un politicien, un politicien parfait. Dire simplement quil fut un politicien nest pas correct ; il fut un politicien perspicace, un vrai diplomate. Dans ses déclarations, il prenait beaucoup de choses en considération, il en incluait beaucoup. Cest pourquoi la Gita convient à tous; c'est pourquoi il existe des milliers de commentaires sur la Gita. Personne ne se soucie dAshtavakra, car en acceptant Ashtavakra, vous devrez vous abandonner inconditionnellement. Vous ne pouvez pas venir avec. Vous ne vous en rapprocherez que si vous restez en arrière. Avec Krishna, vous pouvez venir avec. Avec Krishna, il nest pas nécessaire de vous transformer. Avec Krishna, vous pouvez vous ajuster, tel que vous êtes. Cest pourquoi les fondateurs de toutes les traditions ont écrit des commentaires sur la Gita de Krishna Shankara, Ramanuja, Nimbaraka, Vallabha tous. Chacun en a extrait sa propre signification. Krishna a dit les choses de manière à permettre de multiples significations ; cest pourquoi je qualifie sa Gita de poétique. Vous pouvez tirer dun poème la signification que vous voulez. Les déclarations de Krishna sont comme des nuages qui vous entourent à la saison des pluies : vous y voyez tout ce que vous voulez. Lun y verra une trompe déléphant, un autre y verra le corps de Ganesh, le dieu éléphant. Un autre n'y verra rien. Il dira, « Quelle bêtise ! Ce sont des nuages, de la vapeur comment pouvez-vous y voir des formes ? » En Occident, les psychanalystes utilisent le test des taches dencre : jetez simplement de lencre sur du papier buvard et demandez à quelquun de dire ce quil y voit. Il regardera soigneusement et y verra une chose ou une autre. Il ny a rien, juste une tache dencre sur du buvard faite par hasard, sans but précis, simplement versée du flacon. Mais celui qui les regarde y trouvera quelque chose. Ce quil trouve est dans sa tête, il la projeté. Vous avez sûrement vu les lignes que la pluie fait en tombant sur un mur. Parfois on voit le visage dun homme, parfois on voit la tête dun cheval. Vous y projetez ce que vous voulez voir. Dans lobscurité de la nuit, des vêtements qui pendent sur un cintre ressemblent à des fantômes. C'est pareil pour la Gita de Krishna vous y voyez tout ce qui est dans votre tête. Shankara y voit donc la connaissance, Ramanuja voit la dévotion, Tilak voit laction et chacun rentre chez lui de bonne humeur en pensant que ce que dit Krishna est pareil à sa croyance. Emerson écrit quune fois un voisin est venu chez lui emprunter des écrits de Platon. Platon vivait il y a deux mille ans et il est lun des penseurs exceptionnels et uniques du monde. Des semaines plus tard, Emerson lui rappela, « Si vous avez lu ces livres, voulez-vous bien les rendre ?« Quand le voisin les rendit, Emerson lui demanda, « Comment les avez-vous trouvés ? » Lhomme dit, « Les pensées de ce Platon, sont totalement en accord avec les miennes. Je lai ressenti plusieurs fois : comment cet homme pouvait-il connaître mes pensées ? « Platon vivait deux mille ans avant lui et ce type soupçonnait Platon de lui avoir volé ses pensées ! Souvent, ce genre de suspicion se produit aussi avec Krishna. Des siècles ont passé et des commentaires sur Krishna continuent daffluer. Chaque siècle y trouve son propre sens, chaque personne y trouve son propre sens. La Gita de Krishna ressemble à une tache dencre Cest la déclaration du parfait politicien. Vous ne pouvez extraire aucune croyance de la Gita dAshtavakra. Ce nest que si vous vous abandonnez en la pénétrant, qu'elle devient claire pour vous. Le message dAshtavakra est claire comme du cristal. Vous serez même incapable dy ajouter la moindre parcelle dinterprétation personnelle. Cest la raison pour laquelle on na pas écrit de commentaires sur la Gita dAshtavakra. Il ny a pas la moindre chance décrire de commentaire ; il ny a aucun moyen de la déformer, de laltérer. Votre mental na aucune chance de pouvoir y ajouter quoi que ce soit. Ashtavakra sest exprimé de telle façon que personne na été capable dy ajouter ou den retrancher quoi que ce soit, même des siècles plus tard. Il nest pas facile de produire une expression aussi parfaite. Il est très difficile de rencontrer un tel don des mots. Cest pourquoi je dis que nous nous embarquons dans un voyage exceptionnel. Les politiciens nont aucun intérêt pour Ashtavakra. Ni Tilak, ni Aurobindo, ni Gandhi, ni Vinoba ; aucun dentre eux ny a intérêt parce quavec Ashtavakra, ils ne peuvent plus jouer leur propre jeu. Lintérêt de Tilak, c'était dinspirer le nationalisme. Il voulait que le pays tout entier passe à laction et la Gita de Krishna la aidé. Krishna est prêt à soutenir nimporte qui. Quiconque veut sappuyer sur son dos pour tirer des balles Krishna est prêt. Son dos est là, vous pouvez en profiter pour vous cacher derrière. Et tirer, caché derrière son dos, donne même un sens aux balles. Ashtavakra ne permet à personne de poser même une main sur son épaule. Gandhi ne sy intéresse donc pas, Tilak ne sy intéresse pas, Aurobindo, Vinoba nont rien à faire avec lui, parce quils ne peuvent rien imposer. Il ny a pas de place pour la politique Ashtavakra nest pas un être politique. Cest la première chose que vous devez garder à lesprit une clarté de cristal, une expression semblable à un ciel dégagé sans nuage en vue, vous ne pouvez voir aucune forme. Ce nest que quand vous abandonnerez toutes les formes, quand vous vous désidentifierez de toutes les formes et que vous vous relierez au sans-forme, que vous pourrez comprendre Ashtavakra. Si vous voulez réellement le comprendre, vous devrez descendre dans les profondeurs de la méditation. Aucun commentaire, aucune interprétation ne vous aidera. Et pour la méditation, Ashtavakra ne nous demande pas de nous asseoir et de chanter « Ram, Ram. « Il dit que ce que vous faites n'est pas de la méditation. Comment peut-il y avoir méditation quand il y a quelquun qui agit ? Tant quil y a action, il y a illusion. Tant que celui qui agit est présent, lego est présent. Ashtavakra dit que la méditation, c'est de devenir un témoin. Alors celui qui agit disparaît ; il ne reste plus que ce témoin, l'observateur. Quand vous nêtes plus quun observateur, alors seulement il y a darshan, vision : alors seulement il y a méditation, alors seulement il y a sagesse. Avant d'entrer dans les soutras, il est nécessaire de comprendre plusieurs choses au sujet d'Ashtavakra. On nen connaît pas grand-chose, car il nétait ni un homme social ni un homme politique, il nexiste donc aucune trace historique. Seuls quelques incidents sont connus et ils sont tout simplement étonnants, à peine croyables. Mais si vous les comprenez en profondeur, le sens vous en sera révélé. Le premier incident se produisit avant la naissance dAshtavakra. On ne connaît rien de ce qui a suivi, mais ceci est un incident qui arriva alors qu' il était encore dans la matrice. Son père, qui était un grand érudit, aurait récité les Védas quotidiennement tandis quAshtavakra lécoutait dans la matrice. Un jour, une voix sortit de la matrice, elle disait, « Arrête ! C'est complètement idiot. Il ny a absolument aucune sagesse là-dedans. De simples mots rien quune collection de mots. Trouve-t-on la sagesse dans les écritures ? La sagesse est en soi. Trouve-t-on la vérité dans les mots ? La vérité est en soi. » Bien sûr, le père fut fou de rage. Tout dabord, cétait lui le père et en plus cétait un érudit. Et son fils, caché dans la matrice, lui disait ce genre de choses ! Même pas encore né ! Il explosa de rage, de colère : lego du père avait été touché. Et un ego dérudit il était un grand pandit, un maître du débat, qui connaissait les écritures. Dans sa colère, il prononça une malédiction : le gamin serait difforme de naissance ; ses membres se plieraient en huit. Doù son nom : Ashtavakra veut dire celui dont le corps a huit articulations. Il naquit, déformé en huit endroits... huit endroits, bossu comme un chameau. Dans sa colère, le père déforma le corps de son fils. Il y a dautres histoires comme celle-ci On raconte que Bouddha est né debout. Sa mère se tenait debout sous un arbre ; elle donna naissance debout et il naquit debout. Il ne tomba pas sur le sol mais se mit à marcher ! Il fit sept pas et au huitième, il sarrêta et proclama les quatre nobles vérités que la vie est souffrance ! Il fit juste sept pas sur le sol et proclama que la vie est souffrance, quil est possible dêtre libre de la souffrance, quil y a un moyen de s'en libérer, quil existe un état libre de souffrance létat de nirvana. Quant à Lao Tseu, lhistoire dit quil est né vieux, quil est né âgé de quatre-vingts ans, quil est resté dans la matrice quatre-vingts ans. Comme il navait aucun désir de faire quoi que ce soit, il navait aucun désir de quitter la matrice. Comme il navait aucun souhait, il ne souhaitait pas naître non plus. Quand il naquit, il avait des cheveux blancs, un vieil homme de quatre-vingts ans ! On raconte que Zarathoustra éclata de rire à sa naissance. Mais Ashtavakra les a tous battu. Tous ces événements se sont produits après la naissance ; Ashtavakra fit sa déclaration avant de naître! Ces histoires sont significatives. Ces histoires contiennent lessence, le trésor essentiel de la vie de ces maîtres. Lhistoire de Bouddha contient lessence de ce quil enseigna toute sa vie Bouddha enseigna la voie des huit retraits, il fit donc sept pas et sarrêta au huitième. En tout, il y a huit parties ; le dernier pas est celui du vrai samadhi, et ce nest que dans cet état de samadhi que toute la vérité de la vie est connue. Il révéla donc les quatre nobles vérités. Lao Tseu est né vieux. Les gens vivent quatre-vingts ans, et malgré cela, ils nont pas la compréhension qu'avait Lao Tseu à sa naissance. Voyez-vous les gens devenir intelligents juste parce quils vieillissent ? Vieillir et devenir intelligent ne sont pas synonymes. A l'âge mûr, les cheveux peuvent être blancs simplement parce quils ont été décolorés par le soleil. Lhistoire de Lao Tseu dit simplement que sil y a de l'urgence, de l'intensité dans la vie dun être, alors ce qui pourrait prendre quatre-vingts ans peut se passer en un instant. Si la compréhension dun être est intense, cela peut se passer en un instant, et sans intelligence pure, cela narrivera pas même en quatre-vingts ans. Zarathoustra a rit au moment de sa naissance. La religion de Zarathoustra est la seule religion au monde qui peut être qualifiée de religion du rire très terre à terre, une religion de la terre. Cest pourquoi ceux qui ont une autre religion ne considèrent pas les Parsis comme religieux. Ils les voient danser, chanter, heureux la religion de Zarathoustra est une religion de rires, une religion qui affirme la vie, qui ne la nie pas. Chez elle, il ny a pas de place pour la renonciation. Avez-vous jamais vu un sadhu Parsi complètement nu, ayant renoncé à tout, debout dans le soleil brûlant, assis fixant un feu comme un sannyasin hindou ? Non, la religion parsi ne se préoccupe nullement de torturer le corps ou de lui causer des problèmes. Tout le message de Zarathoustra est celui-ci : si vous pouvez réaliser le divin par le rire, alors pourquoi le réaliser par les larmes ? Quand vous pouvez arriver au temple en dansant, pourquoi semer inutilement des épines sur votre chemin ? Quand vous pouvez avancer avec des fleurs, pourquoi suivre des chemins de douleur et de tristesse ? Cest vrai, la légende est vraie : à sa naissance Zarathoustra riait. Ne cherchez pas des faits historiques dans ces histoires. Elles ne se sont pas passées ainsi mais elles ont une signification profonde. Vous avez une graine : lorsque vous examinez la graine vous ne pouvez y trouver aucune indication de la fleur quelle produira. Il ny a aucune clé de ce que ce sera. Sera-t-elle un lotus sépanouissant dans leau sans être touché par elle, dansant dans les rayons du soleil ? Et le soleil lui aussi peut devenir jaloux de sa beauté, de sa douceur, de sa gloire et de sa grâce incomparable. Son parfum senvolera dans le ciel. En examinant la graine, on ne peut pas le savoir. En examinant la graine, on ne peut même pas imaginer, même pas deviner... mais un jour, cela arrive. Nous pouvons donc penser de deux façons. Ou bien nous nous accrochons fermement à la graine en disant, « Ce qui nest pas visible dans la graine ne peut pas se produire dans le lotus. Cest une illusion, cest une ruse, cest un mensonge. « Cest la position de ceux que nous appelons les rationnels, les sceptiques. Ils disent que ce qui nest pas visible dans la graine, ne peut pas être présent dans la fleur quelque chose est faux. Cest pourquoi un sceptique ne peut pas croire un Bouddha, ne peut pas accepter un Mahavira, ne peut pas embrasser un Jésus, parce quil soutient quil les connaît déjà. Lorsque Jésus arriva dans son village, il fut très surpris les gens du village ne se souciaient absolument pas de lui. Jésus a dit quun prophète nest jamais respecté dans son propre pays. Quelle en est la raison ? Pourquoi le village ne respectera-til pas son prophète ? Les villageois lont vu en tant que fils du charpentier Joseph ; ils lont vu porter du bois, scier du bois, ils l'ont vu baigné de sueur, ils lont vu jouer et se bagarrer dans les rues. Les villageois le connaissaient depuis lenfance, ils lont vu en tant que graine. Comment pourrait-il devenir tout à coup le fils de Dieu ! Non, ceux qui ont vu la graine ne peuvent pas accepter la fleur. Ils disent quil doit y avoir une tromperie, une tricherie ; cet homme est un hypocrite. Bouddha retourna dans son village. Et le père ce que le monde entier pouvait voir, le père n'a pas pu le voir. Le monde faisait lexpérience dune illumination, la nouvelle se répandait par monts et par vaux, les gens commençaient à arriver de pays lointains. Mais douze ans plus tard, lorsque Bouddha revint chez lui, son père lui dit, « Malgré tout, je peux te pardonner. Bien que ce que tu as fait nétait pas juste, bien que tu nous as tourmenté, que tu as bien évidemment commis un crime, jai un cur de père je te pardonnerai. Les portes te sont ouvertes. Jette ce bol de mendiant, enlève cet habit de moine. Rien de tout cela ne convient ici. Reviens ce royaume est à toi. Jai vieilli ; qui va sen occuper ? Assez de ces enfantillages, maintenant arrête tous ces jeux ! » Bouddha dit, « Je ten prie, regarde-moi. Celui qui est parti nest pas revenu. Quelquun dautre est arrivé, celui qui est né dans ta maison nest pas revenu. Quelquun dautre est ici, la graine est devenue une fleur. Regarde profondément. » Le père dit, « Que veux-tu mapprendre ! Je te connais depuis le jour de ta naissance. Va tromper les autres ; va faire des discours chez les autres et trompe-les tu ne peux pas me tromper. Je te le répète, je te connais parfaitement bien nessaie pas de mapprendre quoi que ce soit. Je veux bien te pardonner. » Bouddha dit, « Tu dis que tu me connais ? Avant, je ne me connaissais même pas. Ce nest que récemment que les rayons de lumière sont descendus sur moi et que je suis arrivé à me connaître. Excuse-moi, mais je dois dire que celui que tu voyais nétait pas moi. Peu importe ce que tu voyais, ce nétait pas moi. Tu a vu lécorce extérieure, mais as-tu regardé en moi ? Tu m'as donné la vie mais tu ne mas pas créé. Je suis venu à travers toi comme un voyageur vient par une certaine route, mais quont le voyageur et la route de commun ? Suppose que demain la route dise, Je te connais, ton être est venu à travers moi comme tu viens de le dire. Jexistais avant toi. Jai entrepris ce voyage il y a de nombreuses vies. Je suis bien sûr passé par toi, comme je suis passé par dautres. Dautres aussi ont été mon père, dautres aussi ont été ma mère. Mais mon être est complètement séparé. » Cest difficile, extrêmement difficile : si vous avez vu la graine, vous ne pouvez pas croire que la fleur est devant vous. Une façon de voir est celle de l'homme méfiant, rationnel, sceptique. Il dit, « Je connais la graine, par conséquent cette fleur nest pas possible. Je connais la vase comment un lotus peut-il en sortir ? Tout est faux un rêve, une illusion. Il a dû tomber dans une sorte dhypnose. Quelquun la trompé ; de la magie, un sort » Cest une façon de voir. Lautre, c' est la voie de la confiance de lamoureux, du dévot, de lempathie dans le cur. Il voit la fleur et à partir de là, il fait le voyage à lenvers. Il dit, « Quand la fleur devient aussi parfumée, quand un tel rayonnement l'entoure, quand elle a une telle beauté, quand on y voit une innocence aussi fraîche, alors c'était certainement déjà présent dans la graine car il nest pas possible que ce qui est présent dans la fleur ne se trouvait pas déjà dans la graine. » Ces histoires ne se sont pas réellement passées. Ceux qui ont vu sépanouir des fleurs chez Ashtavakra ont conclu que ce qui sest passé aujourdhui devait aussi être présent hier cétait caché, masqué, derrière un voile. Ce qui est ici à la fin devait aussi être présent au début. Ce qui est vu au moment de la mort devait aussi être là au moment de la naissance ; sinon comment cela pourrait-il surgir ? Donc une voie, c'est de regarder le passé de la fleur, et lautre c'est de regarder le futur de la graine. Si vous regardez soigneusement, leur essence est la même, leur base est la même, mais quelle différence comme celle qui existe entre la terre et le ciel ! Celui qui connaît la graine dit, « Comment ce qui nest pas dans la graine peut-il être dans la fleur ? « Cest son argument. Celui qui connaît la fleur dit la même chose. Il dit, « Ce qui est dans la fleur devrait aussi être dans la graine. « Ils ont le même argument. Mais chacun a sa façon de regarder. Cest un grand obstacle. On ma demandé, « Dans ton enfance, beaucoup de gens ont fait leurs études avec toi à lécole, au collège mais on ne les voit pas ici. « Comment le pourraient-ils pour eux, c'est un obstacle important. Ils ne peuvent pas croire ce quils voient, cela leur est incroyablement difficile. Hier, quelquun ma envoyé un journal de Raipour. Sri Harishankar Parsai a écrit un article contre moi. Il me connaît, il me connaît depuis mon séjour à luniversité. Il est le meilleur écrivain satirique de langue hindi. Jai toujours eu du respect pour ses écrits. Dans larticle, il écrit, « Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas dans latmosphère de Jabalpour. Ici, il ne naît que des escrocs et des charlatans comme Osho, Mahesh Yogi et Munindra. » Il a énuméré trois noms. Je dois le remercier de mavoir au moins mis à la première place sur sa liste ! Il estime que jen vaux la peine. Il ne ma pas complètement chassé de son esprit. Il ne ma pas complètement oublié. Mais sa difficulté est naturelle, claire et simple. Je peux comprendre son point de vue. Cest impossible il a vu la graine ; comment peut-il faire confiance à la fleur ? Et ceux qui ont vu la fleur ont de la peine à faire confiance à la graine. Par conséquent, la vie de tout grand homme peut être décrite sous deux angles. Ceux qui sont contre lui commencent le voyage à son enfance, et ceux qui sont pour lui commencent le voyage à la fin et retournent vers lenfance. Les deux ont raison, en quelque sorte. Mais ceux qui débutent par lenfance pour aller vers la fin passeront à côté de la vérité. Leur approche de la vérité est suicidaire. Ceux qui font le voyage depuis la fin pour retourner vers le passé sont bénis. Ils recevront beaucoup sans effort plus que ceux qui pensent de la première façon, les sceptiques. Aujourdhui, non seulement je suis dans le faux, mais à cause de moi, même lair de Jabalpour est mauvais ! Il doit y avoir quelque chose de mauvais dans lenvironnement. Mais je veux lui dire que Jabalpour na aucun pouvoir sur moi, que lenvironnement soit bon ou mauvais. Je nai pas beaucoup de liens avec Jabalpour ; je ny suis resté que quelques années. Mahesh Yogi y a aussi été quelques années ; lui non plus ny a pas de liens. Nous sommes tous les deux liés à un autre endroit. Les gens de ce lieu-là sont tellement endormis qu'aujourdhui encore, ils ne savent rien de nous. Les lieux où nous sommes nés, Mahesh Yogi et moi, sont très proches lun de lautre ; nous sommes nés tous les deux près de Gadawara. Il est né à Chichli, je suis né à Kuchwada. Si lenvironnement est mauvais, ce doit être là-bas. Gadawara devrait en souffrir ou recevoir des bénédictions. Jabalpour ne devrait pas être entraîné là-dedans. Mais quels arguments le mental n'invente-til pas ! Quiconque entend lhistoire dAshtavakra sécriera immédiatement, « Faux ! Impossible ! ». Bien sûr, ceux qui ont rédigé cette histoire savaient que personne na jamais parlé depuis une matrice. Ils ne disaient que ceci : ce qui apparaît à la fin devait être présent dans la matrice. La voix qui sest épanouie plus tard devait être présente dans les tréfonds de la matrice ; sinon doù serait venu son épanouissement, doù serait-elle venue? Les choses surgissent-elles simplement du vide ? Derrière tout, il y a une raison. Nous ne sommes peut-être pas capables de la voir, mais elle doit être présente. Toutes ces anecdotes lindiquent. Le deuxième incident connu sur Ashtavakra se produisit lorsquil avait douze ans. On ne connaît que ces deux incidents. Le troisième est sa Gita dAshtavakra, ou comme certains lappellent, lAshtavakra Samhita. Quand Ashtavakra eut douze ans, Janak organisa un très grand tournoi de débats. Janak était un roi, et il invita les pandits de tout le pays pour discuter des Ecritures. Il fit rassembler un millier de vaches aux portes du palais, leur fit recouvrir les cornes dor et de bijoux. Il proclama, « Le vainqueur recevra ces vaches. » Ce fut un grand débat. Le père dAshtavakra y participa aussi. Comme le crépuscule tombait, Ashtavakra apprit que son père perdait. Il avait déjà vaincu tous les autres, mais il était sur le point de perdre, face à un pandit dont le nom était Vandin. Quand il reçut ce message, Ashtavakra se rendit au palais. Lassemblée était sur le point de partir ; le débat en était à sa phase finale et le moment décisif approchait rapidement. La défaite de son père était prévue davance il était au bord de la défaite. Les pandits aperçurent Ashtavakra comme il entrait dans la cour royale. Ils étaient tous de savants érudits. Son corps était tordu et déformé en huit endroits : il navait quà bouger pour que tout le monde se mette à rire. Sa façon de bouger faisait rire. Toute lassemblée éclata de rire. Ashtavakra, lui aussi, hurla de rire. Janak demanda, « Tout le monde rit. Je peux le comprendre, mais toi, mon fils, pourquoi as-tu ri ? » Ashtavakra dit, « Je ris parce qu'on décide de la vérité dans cette assemblée de chamars, de cordonniers « lhomme devait être extraordinaire. « Que font tous ces cordonniers ici ? » Un profond silence tomba sur lassemblée. Chamars ? Cordonniers ? Le roi demanda, « Que veux-tu dire ? » Ashtavakra dit, « Cest simple et direct. Ils ne voient que la peau, ils ne me voient pas. Il est difficile de trouver un homme plus pur et plus simple que moi, mais ils ne le voient pas ; ils voient un corps tordu et contrefait. Ce sont des ouvriers du cuir, ils jugent daprès la peau. Votre Majesté, le ciel est-il incurvé dans la courbe dun temple ? Le ciel se fracasse-t-il quand un pot se fracasse? Le ciel est au-delà du changement. Mon corps est tordu, mais pas moi. Regardez celui qui est dedans. Vous ne pourrez trouver plus droit et pur. » Ce fut une déclaration tout à fait étonnante. Il dut régner un silence dans lequel on aurait entendu tomber une épingle. Janak fut impressionné, éberlué : « Absolument juste, pourquoi avait-il réuni ici une assemblée de cordonniers ? « Il éprouva du remords, il se sentit coupable davoir ri lui aussi. Ce jour-là, le roi ne put rien dire, mais le jour suivant, alors quil faisait sa promenade matinale à cheval, il vit Ashtavakra sur son chemin. Janak descendit de cheval et tomba à ses pieds. Le jour davant, devant tout le monde, il nen avait pas trouvé le courage. Puis il avait dit, « Pourquoi ris-tu, mon fils ? « Ashtavakra était un garçon de douze ans, et Janak avait pris son âge en considération. A présent, il ne prêta pas attention à lâge. Il descendit de son cheval, tomba aux pieds dAshtavakra et se prosterna bras de tout son long. Il dit, « Sil te plaît, viens me rendre visite au palais, viens satisfaire mon ardent désir de vérité. Ô Seigneur, fais-moi la grâce de venir dans ma maison. Jai compris. Je nai pu dormir de toute la nuit. Tu as dit la vérité : quelle est la profondeur de compréhension de ceux qui ne reconnaissent que le corps ? Ils débattent de lêtre, mais lattraction et la répulsion du corps surgissent encore ; la haine et lattirance surgissent encore. Ils regardent la mort tout en parlant de limmortalité. Quelle grâce que tu sois venu me déranger, que tu aies interrompu mon sommeil ! Sil te plaît, viens au palais. » Janak avait fait décorer le palais avec magnificence. Il accueillit Ashtavakra et le fit asseoir sur un trône dor Ashtavakra, ce gamin de douze ans. Puis il lui posa ses questions. Le premier soutra est celui des interrogations de Janak. Janak demanda et Ashtavakra expliqua. A part cela, on ne connaît rien dAshtavakra. Et il nest pas nécessaire den savoir plus, cest plus quassez. Les diamants ne sont pas nombreux ; seuls les cailloux et les rochers sont aussi communs. Un seul diamant suffit. Ce sont deux petits incidents. Lun précédant la naissance : une voix venant de la matrice qui déclare, « Dans quelle folie es-tu tombé ? Déconcerté par des écritures par des mots ? Réveille-toi ! Ceci nest pas de la sagesse, tout ceci est emprunté. Ce sont des méandres du mental, ce n'est pas lexpérience. Il ny a pas la moindre trace de réalité là-dedans. Combien de temps encore vas-tu te bercer dillusions ? » Et le deuxième incident : les pandits dans le palais qui rient et Ashtavakra qui déclare qu'il y a deux façons de voir dans la vie : voir lêtre ou voir la peau. Les cordonniers voient la peau, le sage voit lêtre. L'avez-vous remarqué ? Un cordonnier ne regarde pas votre visage, il ne voit que vos souliers. En fait, un cordonnier peut tout connaître de vous en examinant simplement vos souliers : quelle est votre situation économique, si vous connaissez la réussite ou l'échec ; la chance que vous avez La condition des chaussures le lui indique. Votre autobiographie est écrite sur vos chaussures le cordonnier peut la lire. Si les chaussures brillent, si les chaussures sont propres et neuves, le cordonnier est heureux de vous rencontrer. Pour lui, vos souliers témoignent de votre existence. Un tailleur regarde les vêtements. En voyant comment vous vous habillez, il comprend votre situation. Ils ont tous leur propre vision étroite. Seul celui qui est plein de son propre être voit lêtre. Il na aucune vision arrêtée. Il na que la vision, darshan. Un petit incident supplémentaire ce nest pas sur Ashtavakra mais sur Ramakrishna et Vivekananda, mais Ashtavakra y est mêlé Après, nous pénétrerons dans les soutras. Quand Vivekananda arriva chez Ramakrishna, il s'appelait encore Narendranath plus tard, Ramakrishna lui donna le nom de Vivekananda. Quand il arriva chez Ramakrishna, il était extrêmement raisonneur, athée, rationnel. Il voulait que tout soit prouvé. Il existe des choses pour lesquelles il ny a pas de preuve on ne peut rien y faire. Il ny a pas de preuve de létat du divin : cela existe, et pourtant il ny a aucune preuve. Il ny a pas de preuve de lamour. Il existe, et pourtant il ny a pas de preuve. Il ny a pas de preuve de la beauté. Elle existe, et pourtant il ny a pas de preuve. Si je dis, « Regardez comme ces arbres, ces ironwood sont beaux », et que vous répondez, « Je ne vois aucune beauté ces arbres ne sont que des arbres. Prouvez-le ! « Ce sera difficile. Comment peut-on prouver quils sont beaux ? Pour voir de la beauté, il vous faut un sens de la beauté il ny a pas d'autre moyen. Vous avez besoin dyeux il ny a pas d'autre moyen. On raconte que Majnu disait, « Pour connaître Laila vous devez avoir les yeux de Majnu. « Cest vrai ; pour voir Laila, il ny a pas dautre moyen. Le roi de cette région convoqua Majnu et lui dit, « Tu es fou ! Je connais ta Laila une fille ordinaire, noire comme jais rien de spécial. Jen suis désolé pour toi. Voici douze des filles de mon palais ce sont les femmes les plus belles du pays. Choisis celle que tu préfères, nimporte laquelle. Quand je te vois pleurer, mon cur pleure aussi. » Majnu les regarda et dit, « Parmi elles, il ny a aucune Laila. Elles ne peuvent même pas lui être comparées, elles ne valent même pas la poussière de ses pieds. » Le roi dit, « Majnu, tu es fou ! » Majnu répliqua, « Peut-être bien, mais je dois vous dire une chose : pour voir Laila, vous devez avoir les yeux de Majnu. » Majnu a raison. Pour voir la beauté des arbres, vous avez besoin dun il d'artiste il ny a aucune preuve. Si on veut connaître lamour, on a besoin davoir le cur dun amant il ny a aucune preuve. Et le divin, c'est le nom collectif de toute la beauté, de tout lamour et de toute la vérité de cet univers. Parce quun état de conscience inébranlable est nécessaire, un état de témoin est nécessaire où ne subsiste aucune parole, aucune pensée, où ne surgit aucune vague où ne reste aucune poussière mentale et où le miroir de la conscience est parfaitement pur. Quelle preuve ? Vivekananda répondit à Ramakrishna, « Je veux une preuve. Si Dieu existe, alors prouve-le. » Ramakrishna examina Vivekananda. Ce jeune homme promettait beaucoup, il avait un grand potentiel ; en lui, beaucoup de choses étaient prêtes à se produire. Cétait un grand trésor, Ramakrishna navait jamais rien rencontré de tel. Ramakrishna étudia, regarda minutieusement les vies passées de ce jeune homme. Vivekananda était né avec un grand trésor, un grand trésor dintégrité, mais qui était réprimé par sa logique. En voyant cela, un cri dangoisse et de compassion a dû s'élever dans le cur de Ramakrishna. Il s'exclama, « Oublie tout ceci. Nous parlerons de preuve et de ces choses-là plus tard. Jai un peu vieilli, jai peine à lire ; tu es jeune, tes yeux sont encore forts lis ce livre qui est là ». Cétait la Gita dAshtavakra, « Lis men un peu à haute voix. » On rapporte que Vivekananda ny vit rien de mal, ce type navait rien demandé de spécial. Il lut trois ou quatre soutras et toutes ses cellules se mirent à trembler. Il commença à paniquer et dit, « Je ne peux pas continuer à lire. » Ramakrishna insista, « Continue à lire. Quel mal peut-il y avoir ? Comment ce livre pourrait-il te faire du mal ? Tu es jeune, tes yeux sont encore frais, et je suis vieux, lire mest difficile. Je suis obligé découter ce livre lis-le moi à haute voix. » On rapporte que Vivekananda continua à lire à haute voix et quil disparut en méditation. Ramakrishna avait vu un grand potentiel chez ce jeune homme, Vivekananda, un potentiel très prometteur, comme celui d'un bodhisattva destiné à devenir un bouddha un jour ou l'autre. Tôt ou tard, peu importe jusqu'où il ségare, il se rapprochera de létat de bouddha. Pourquoi Ramakrishna lui demanda-til de lui lire la Gita dAshtavakra à haute voix ? Parce quil nexiste pas de déclaration plus pure de la vérité. Si ces mots vous pénètrent, ils se mettront à éveiller votre âme endormie. Ces mots vous feront frissonner de joie. Ces mots vous combleront dextase. Ces mots vous secoueront. Grâce à ces mots, la révolution peut avoir lieu. Je nai pas choisi la Gita dAshtavakra par hasard. Je naurais pas pu la choisir plus tôt non plus je lai choisie après une longue attente, après beaucoup de réflexion. Pendant un temps, jai parlé de la Gita de Krishna parce quil y avait une grande foule autour de moi. Pour la foule, la Gita dAshtavakra ne veut rien dire. Cest avec grand effort que je me suis débarrassé de cette foule. Aujourdhui, il y a ici quelques Vivekanandas. Aujourdhui, je veux parler à ceux qui ont un grand potentiel. Je travaillerai avec les quelques personnes chez qui ce travail peut amener des résultats. Aujourdhui, je vais tailler des diamants. Ce burin ne se détruira pas sur des cailloux et des galets. Cest pourquoi jai choisi la Gita dAshtavakra : je lai choisie parce que vous êtes prêts. Le premier soutra. Janak demanda : Oh, Seigneur, comment atteint-on la sagesse ? « Dis-moi, oh seigneur. Sil te plaît, explique-le moi. « Le roi Janak dit à un gamin de douze ans, « Oh seigneur, Bhagwan. Explique-moi sil te plaît ! Fais quun ignorant tel que moi comprenne un peu. Eveille un ignorant tel que moi. Trois questions sont posées Comment atteint-on la sagesse ? Naturellement, nous pouvons nous demander pourquoi il a besoin de poser cette question ? Il y a des livres remplis de ces choses. Janak le savait aussi. Ce dont les livres sont pleins, ce nest pas de la sagesse. Cest simplement de la poussière que la sagesse laisse derrière elle des cendres. Après qu'ait brûlé la flamme de la sagesse, il reste les cendres. Les cendres continuent de saccumuler, et elles deviennent des textes . Les Védas sont des cendres ; un jour, elles furent des charbons ardents. Les sages védiques les ont faits brûler dans leur âme et il est resté les cendres. Puis les cendres furent rassemblées, comparées et organisées systématiquement. Cest comme lorsque les gens rassemblent les cendres et les os une fois que le corps dun homme a été brûlé. Ils appellent cela des « fleurs ». Les gens sont bizarres. Ils nont jamais qualifié lhomme de fleur quand il était vivant, mais après lavoir brûlé, ils rassemblent ses os et disent que ce sont des fleurs. Puis ils les conservent, les gardent dans une boîte ; tant que l'homme vivait ils ne lont jamais considéré comme une fleur. Une fois qu'il est mort lhomme est fou ! ils qualifient ses os, ses cendres, de fleurs. De la même façon, quand un bouddha est vivant, vous nécoutez pas. Quand un Mahavira se promène parmi vous, vous vous mettez en colère. On dirait que cet homme détruit vos rêves ou quil dérange votre sommeil : « Est-ce le moment de se faire réveiller ? Au moment où mes rêves commençaient à devenir vrais, où le succès entre dans ma vie, où mes chances saméliorent, où la flèche touche la cible ce type arrive et dit que rien na de signification ! Au moment où jai gagné aux élections et que le chemin du pouvoir est ouvert, ce type génial arrive et dit que tout est un rêve, que rien na de signification, que la mort va venir et quelle prendra tout. Ne parlez pas comme cela! Quand la mort viendra, nous verrons, mais ne soulevez pas ce genre de choses maintenant. » Mais quand Mahavira meurt ou quand Bouddha meurt, nous rassemblons leurs cendres. Nous créons le Dhammapada, nous en faisons des Védas, puis nous offrons des fleurs en dévotion. Janak savait aussi que les textes ne contiennent que des informations. Mais il demanda, Comment atteint-on la sagesse ? parce que peu importe l'ampleur de votre savoir, la sagesse nest pas atteinte. Vous pouvez continuer à rassembler des connaissances tant et plus, à apprendre les textes par coeur, à devenir des perroquets, à mémoriser le moindre des soutras, à laisser la totalité des Védas simprimer dans votre mémoire malgré tout il ny aura pas de sagesse. Comment atteint-on la sagesse ? Comment la libération arrive-t-elle ? Il pose la question parce que ce que vous appelez sagesse, savoir, vous ligote au contraire comment cela pourrait-il être une libération ? La sagesse est ce qui vous libère. Jésus a dit, « La vérité vous libérera. « La sagesse est ce qui vous libère ceci est le critère de la vérité. Les pandits ne semblent pas libérés, on dirait qu'ils sont enchaînés. Ils parlent de libération, mais ils nont pas lair libres. Ils semblent entravés par des milliers de chaînes. L'avez-vous jamais observé : vos soi-disant religieux ont lair plus enchaînés que vous. Vous avez peut-être un peu de liberté, mais vos saints sont plus coincés que vous. Ils ne font que suivre aveuglément la tradition. Ils ne peuvent pas se mouvoir librement, ils ne peuvent pas sasseoir librement, ils ne peuvent pas vivre librement. Il y a quelques jours, quelques sadhvis jaïns, des nonnes jaïns m'ont fait parvenir un message disant quelles veulent me rencontrer, mais que leurs disciples ne leur permettent pas de venir. Quelle situation bizarre ! Sadhvi signifie : celle qui ne se soucie plus de la société, celle qui a commencé un voyage dans la l'inconnu sauvage, celle qui a dit, « Dorénavant, je nai besoin ni de votre respect ni de vos honneurs ». Mais les nonnes et les moines disent, « Les disciples ne nous permettent pas de venir. « Ils disent, « Ne songez même pas à aller là-bas. Si vous y allez, nous vous enfermerons. « Quelle sorte de chercheurs est-ce là ? Ce nest que de la dépendance, de lesclavage. Cest complètement rétrograde. Cela signifie quau lieu que ce soit le sadhvi qui transforme le disciple, cest le disciple qui transforme le sadhvi. Un ami est venu me dire quune sadhvi jaïn lit mes livres, mais en secret seulement. Elle essaie aussi découter mes cassettes, mais encore une fois en secret. Et si par hasard quelquun mentionne mon nom en sa présence, elle reste assise et fait comme si elle navait jamais entendu parler de moi. Est-ce cela la libération ? Janak a demandé : Comment la libération arrive-t-elle ? « Quest-ce que la libération ? Explique-moi la sagesse qui libère. » La liberté est le désir le plus important de lhomme. Vous pouvez tout réussir, mais si vous nêtes toujours pas libres, cela fait mal. Vous pouvez tout réaliser, mais si vous ne réalisez pas la liberté, vous navez rien réalisé. Lhomme désire un ciel ouvert, sans limites. Cest l'aspiration la plus intime de lhomme, l'aspiration la plus secrète un espace où il ny a aucune limite, aucune barrière. Vous pouvez lappeler l'aspiration au divin ou le désir du moksha, de la libération. En sanscrit, nous avons choisi le mot juste, moksha. Un mot aussi joli nexiste dans aucune autre langue. Il y a des mots comme ciel, paradis, mais ces mots-là nont pas la mélodie du moksha. Moksha a une musique unique. Il signifie simplement une liberté si ultime quelle na pas de barrières ; une liberté si pure quelle est illimitée. Janak demanda : Comment la libération arrive-telle ? Ashtavakra a dû observer Janak soigneusement parce que cest la première chose quun maître fait quand quelquun le questionne. Il observe attentivement : de quelle source cette interrogation a-telle surgi ? Pourquoi le questionneur demande-t-il quelque chose ? La réponse du maître ne peut être significative que sil comprend clairement pourquoi la question est posée. Rappelez-vous, celui qui a atteint la vérité un maître ne répond pas à votre question. Il vous répond. Il se soucie peu de ce que vous demandez, il se soucie davantage de la raison pour laquelle vous l'interrogez, ce qui est derrière la question, le complexe caché dans linconscient quel est le désir qui se cache réellement derrière lécran de votre question. Il existe quatre types de personnes dans le monde : le sage, le chercheur, lignorant, lidiot. Et il existe quatre types dinvestigation. La première investigation est sans mots linvestigation du sage, du gyani, de celui qui sait. En fait, linvestigation du sage nest pas une investigation du tout. Il sait il ne reste rien à savoir. Il a terminé ; le mental est devenu clair, il est devenu calme. Il est rentré chez lui, il a atteint un état de relaxation. Ainsi linvestigation dun gyani nest pas du tout une investigation. Cela ne veut pas dire quun gyani nest pas prêt à apprendre. Un gyani devient simple, comme un petit enfant il est toujours prêt à apprendre. Plus vous apprenez, plus laptitude à apprendre augmente. Plus vous devenez simple et innocent, plus vous êtes ouvert pour apprendre. Les vents viennent et trouvent vos portes ouvertes. Le soleil vient et na pas besoin de frapper à votre porte. Lexistence vient et vous trouve toujours disponible. Un gyani ne collectionne pas les connaissances, il a simplement la capacité de savoir. Comprenez bien ceci, car cela vous sera utile. Gyani signifie simplement celui qui est totalement disposé à apprendre, qui na aucun préjugé, qui na aucune résistance à létude, qui na aucun système ou structure préétablis. Gyani veut dire dhyani, celui qui est en méditation. Ashtavakra a dû observer soigneusement Janak, il a regardé en lui et vu qu'il nétait pas un gyani, qu'il navait pas atteint létat de méditation ; sinon son investigation aurait été silencieuse, il ny aurait pas eu de mots. Il s'est passé un incident dans la vie de Bouddha Un fakir vint pour le rencontrer ; un ascète solitaire, un vagabond. Il vint dire à Bouddha : « Je nai pas les mots pour demander, je nai aucun talent pour mettre en mots ce que je veux demander. Tu le sais déjà. Comprends et dis tout ce qui est juste pour moi. « Cela, c'est la question de quelquun qui sait. Bouddha était assis silencieusement. Il ne dit rien. Après un court laps de temps, il sembla qu'il s'était passé quelque chose! Lhomme regarda Bouddha, puis des larmes ruisselèrent de ses yeux. Il se prosterna aux pieds de Bouddha en disant, « Merci ! Je suis réellement fortuné tu mas donné ce que jétais venu chercher ici. « Il se leva et partit. De son visage irradiait une aura, une splendeur unique. Il sen alla en dansant. Les disciples de Bouddha furent perturbés. Ananda demanda, « Bhante, Bhagwan. Cest un mystère ? Dabord cet homme dit, Je ne sais pas comment demander, je ne connais pas les mots pour le faire, je ne sais même pas ce que je suis venu demander; mais tu sais tout. Regarde-moi, dis-moi ce dont j'ai besoin. Tout dabord, cet homme est un mystère. Est-ce une façon de poser des questions ? Si vous ne savez pas que demander, alors pourquoi demander ? Comment pouvez-vous demander ? C'est incroyable ! « Mais lhistoire ne sarrête pas là. Tu étais assis en silence, et tu es resté assis en silence. Nous ne tavons jamais vu à tel point muet. Quand quelquun pose une question, tu réponds. Parfois arrive que quelquun ne demande rien, mais pourtant tu réponds. Ta compassion se répand sans arrêt. Que sest-il passé pour que tout à coup tu sois silencieux et que tes yeux soient clos ? Quelle est lalchimie qui a transformé cet homme? Nous lavons vu changer. Nous lavons vu subir une mutation complète. Nous avons vu lextase lenvahir. Il est parti en dansant, ruisselant de larmes, comblé, en extase. Il sest prosterné à tes pieds. Sa fragrance nous a aussi touché. Que sest-il passé ? Tu nas pas prononcé un seul mot ; comment a-til pu entendre ? Et nous sommes avec toi depuis tant de jours, depuis des années. As-tu moins de compassion pour nous ? Pourquoi ne recevons-nous pas la grâce que tu lui as donnée ? » Mais rappelez-vous, vous ne recevez que ce que vous pouvez recevoir. Bouddha dit, « Ecoutez. Des chevaux « Il parle de chevaux à Ananda, parce que Ananda était un guerrier. Il était un cousin de Bouddha, et depuis l'âge le plus tendre, il aimait beaucoup les chevaux. Cétait un cavalier. Il était un cavalier connu, il excellait dans les compétitions. « Ecoute, Ananda, « dit Bouddha, « il existe quatre types de chevaux. Les premiers ne bougeront pas dun centimètre même si tu les fouettes de tous les chevaux, c'est ceux qui ont le moins de valeur. Plus tu les fouettes, plus ils résistent avec entêtement. Ils ne bougent pas aussi entêtés quun hatha yogi. Si tu les fouettes, tu ne provoques que de la résistance. « Puis, il y a un second type de chevaux. Si tu les fouettes, ils bougent. Si tu ne les fouettes pas, ils ne bougent pas. Ils sont déjà mieux que les premiers. Et il y a un troisième type. Faites simplement claquer le fouet les frapper nest pas nécessaire. Faites simplement claquer le fouet, le son est suffisant. Ils sont plus aristocratiques et mieux que les deuxièmes. Enfin, Ananda, tu dois connaître ces chevaux qui galopent simplement à la vue de lombre du fouet. Tu n'as même pas besoin de le faire claquer. Cet homme était de ce type-là : lombre était suffisante. » Ashtavakra a dû regarder soigneusement. Quand vous venez me demander quelque chose, vous êtes vous-même une question, une question plus importante que ce que vous demandez. Parfois, vous pouvez aussi avoir limpression que jai répondu à une question que vous navez pas posée. Et vous pouvez peut-être même avoir limpression que jai éludé votre question, que je suis passé à côté et que j'ai répondu à autre chose. Mais pour moi, votre besoin profond est toujours plus important, ce que vous demandez nest pas important parce que vous-même, vous ne savez pas vraiment ce que vous demandez, pourquoi vous le demandez. Je réponds à votre besoin; ce nest pas votre question qui détermine la réponse. Ashtavakra a dû voir que Janak nétait pas un gyani. Est-il donc un ignorant ? Non, il nest pas non plus un ignorant parce que l'ignorant est arrogant, il se tient bien droit, fièrement. Il ne sait même pas se prosterner et cet homme sest prosterné à ses pieds, il sest étendu de tout son long aux pieds dun garçon de douze ans. Pour un ignorant, c'est impossible. Un ignorant pense quil sait déjà comment pourrait-on lui expliquer quoi que ce soit ? Si un ignorant pose une question, il ne la pose que pour vous prouver que vous êtes dans lerreur, car il présume quil sait déjà et il veut voir si vous le savez ou non. Lignorant demande pour vous tester. Ashtavakra a dû penser, « Non, les yeux de Janak sont très clairs. Bien quil soit roi, c'est moi quil interroge, un gamin de douze ans, inconnu, étrange, Oh Seigneur, sil te plaît explique-moi Non, il est humble, il nest pas ignorant. Est-il donc un idiot ? Les idiots ne demandent jamais. Les idiots nont pas la moindre idée que dans la vie, il y a des problèmes. » Il y a une similitude entre les idiots et les illuminés. Pour les illuminés, il ne reste aucun problème ; pour les idiots, aucun problème ne sest encore posé. Les illuminés ont transcendé les problèmes ; les idiots ny sont même pas encore entrés. Les idiots sont tellement inconscients, comment pourraient-ils poser des questions ? Un idiot va-t-il demander, « Quest-ce que la sagesse ? « « Quest-ce que la libération ? « « Quest-ce que le non-attachement ? « Impossible ! Et si un idiot pose quand même une question, il demandera comment satisfaire ses passions. Il demandera comment vivre ici quelques jours de plus. Libération ? Non, lidiot demande comment transformer ses chaînes en or, comment sertir ses chaînes de diamants. Si un idiot pose une question, il demandera ce genre de choses. Sagesse ? Un idiot nimagine pas que la sagesse puisse exister. Il ne peut même pas accepter que c'est possible. Il dira, « La sagesse, cest quoi ? « Un idiot vit comme une bête. Non, Janak nest pas un idiot non plus. Il est un mumukshu, un chercheur de vérité. Le mot mumukshu doit être compris. Mumukshu signifie le désir de libération, le désir du moksha. Pourtant, il na pas atteint la libération : il nest pas un gyani. Il ne tourne pas le dos à la libération : ce nest pas un idiot. Il nest pas arrêté, coincé par une de ces idées traditionnelles sur la libération : ce nest pas un ignorant non plus. C'est un mumukshu. Mumukshu signifie que sa quête est simple et directe. Elle nest ni corrompue par de lidiotie, ni déformée par des idées toutes faites. Sa quête est pure il demande avec un esprit innocent. Ashtavakra répondit : Oh ! bien-aimé, si tu veux la libération, Si tu veux la libération, renonce aux passions comme si c'était du poison. Le mot vishaya, passion, est très significatif. Il dérive de visha, poison. Visha signifie: substance qui nous fait mourir si nous la consommons. Vishaya signifie que nous mourrons à chaque fois que nous en prendrons. Par les passions, nous mourrons à chaque fois. Avec cette nourriture-là, nous mourrons encore et à nouveau ; par les ambitions, la colère, la haine, la jalousie ardente en les consommant, nous mourrons encore et à nouveau. A cause delles, nous mourrons continuellement. Jusquà présent, notre expérience de la vie ne nous a pas fait connaître réellement la vie, nous n'avons connu que la mort. Notre vie jusquà maintenant où est la torche brûlante de la vie ? Il ny a que la fumée de la mort. De la naissance à la mort, nous mourons progressivement. Vivons-nous ? Nous mourons chaque jour sans exception. Ce que nous appelons vie est un processus continuel de mort. Nous ne connaissons pas encore la vie, comment pouvons-nous vivre ? Le corps saffaiblit chaque jour, la force samenuise chaque jour. Le plaisir et la passion sucent notre énergie chaque jour, nous font vieillir. Les passions et les désirs sont comme des trous, à travers lesquels notre énergie, notre être, sécoulent sans arrêt. A la fin, notre seau est vide cest cela que nous appelons la mort. Ne lavez-vous jamais remarqué ? Si vous jetez un seau troué dans un puits, tant quil est immergé dans leau, il a lair plein. Tirez sur la corde, sortez-le de leau et déjà, il se vide. Cela crée beaucoup de perturbations. Est-ce cela que vous appelez la vie ? Des fuites deau! Est-ce cela que vous appelez la vie ? Et plus le seau se rapproche de vos mains, plus il se vide. Quand il vous arrive dans les mains, il est vide pas une seule goutte deau. Voilà comment est votre vie. Quand un enfant nest pas encore né, il semble être plein. A peine né, il commence à se vider. Le jour de sa naissance est le premier jour de sa mort. Il commence à se vider : mort un jour, deux jours, trois jours. Vous feriez mieux dappeler l'anniversaire du jour de votre naissance, anniversaire du jour de votre mort ce serait plus proche de la vérité. Vous êtes en train de mourir depuis un an et vous dites que lanniversaire de votre jour de naissance est arrivé. Vous êtes en train de mourir depuis cinquante ans et vous dites que vous vivez depuis cinquante ans : « Célébrons mon cinquantenaire. « Mais vous mourez depuis cinquante ans. La mort se rapproche et la vie recule de plus en plus : le seau se vide. Basez-vous ce que vous pensez de la vie sur ce qui diminue ou sur ce qui se rapproche ? Quest-ce que cest pour une arithmétique inversée ? Nous mourons quotidiennement, la mort se rapproche à petits pas. Ashtavakra dit que les passions sont du poison, parce quen nous y adonnant, nous mourons, tout simplement. Elles ne nous donnent pas la vie. Oh ! bien-aimé, si tu veux la libération, Nectar veut dire: ce qui donne la vie, ce qui donne limmortalité, lambroisie une fois qu'on la trouvée, on ne meurt jamais plus. Ensuite, le pardon. La colère est un poison le pardon est de lambroisie. Linnocence. La sournoiserie est un poison la simplicité, linnocence est du nectar. La compassion. La dureté du cur, la cruauté, est un poison la bonté, la compassion est du nectar. Le contentement. Le ver de linsatisfaction dévore tout. Le ver de linsatisfaction s'immisce dans le cur comme un cancer. Il y pénètre de plus en plus, il répand sans arrêt son poison. Le contentement. La satisfaction de ce qui est, aucun désir de ce qui nest pas. Ce qui est, est plus que suffisant. Que cela soit, est plus que suffisant. Ouvrez donc les yeux et vous verrez. Personne na besoin dimposer le contentement à la vie. Si vous regardez attentivement, vous verrez que vous recevez toujours plus que ce dont vous avez besoin. Vous recevez continuellement ce que vous voulez, vous recevez toujours ce que vous voulez. Si vous vouliez de la tristesse, vous avez reçu de la tristesse. Si vous vouliez du bonheur, vous avez reçu du bonheur. Si vous vouliez du malheur, vous avez reçu du malheur. Vos désirs ont modelé votre vie. Le désir est la graine, et la vie sa moisson. Car, vie après vie, vous avez reçu ce que vous désiriez. Souvent, vous croyez que vous désirez une chose et que vous en recevez une autre. Dans ce cas, lerreur nest pas dans ce que vous désirez, vous navez simplement pas choisi le bon mot pour ce que vous désirez. Par exemple: vous voulez la réussite et vous récoltez léchec. Vous dites que vous avez échoué, parce que ce que vous vouliez, c'était la réussite. Mais celui qui désire le succès a déjà accepté léchec. Intérieurement, il sest mis à avoir peur de léchec. A cause de léchec, il désire la réussite. Et chaque fois quil souhaite le succès, lidée déchec arrive ; lidée déchec continue à se renforcer. Parfois, il réussit, mais il est certain que sa vie sera une suite déchecs. Cet état desprit se renforce. Il se renforce tellement quun jour, il se manifeste. Et ensuite, vous vous plaignez que vous vouliez la réussite. Mais en voulant la réussite, vous avez souhaité léchec. Lao Tseu a dit, « Souhaitez la réussite, et vous échouerez. Si réellement vous voulez la réussite, nen faites jamais le souhait. Ainsi, personne ne pourra vous faire échouer. » Vous dites que vous voulez le respect, mais que vous recevez des insultes. Celui qui veut le respect na aucun respect pour lui-même, pourtant il veut le respect des autres. Celui qui na aucun respect de lui-même veut que les autres masquent son propre manque de respect. Ce désir de respect est le signe quen vous-même, vous ne vous respectez pas. Vous avez le sentiment que vous nêtes rien. Les autres devraient faire de vous quelque chose, ils devraient vous mettre sur un trône, dresser des bannières, agiter les drapeaux en votre nom les autres devraient faire quelque chose !Vous êtes un mendiant. En demandant du respect, vous vous insultez déjà. Et cette insulte ne fait que sapprofondir. Lao Tseu dit: « Personne ne peut minsulter parce que je ne désire pas le respect. « C'est atteindre le vrai respect. Lao Tseu dit, « Personne ne peut me vaincre parce que jai abandonné lidée de gagner. Comment pourrez-vous me vaincre ? Vous ne pouvez vaincre que celui qui veut gagner. « Cest un fait étrange. Dans ce monde, ceux qui ne désirent pas le respect le reçoivent. Ceux qui ne veulent pas le succès lobtiennent, parce que ceux qui ne veulent pas le succès ont déjà accepté leur réussite : que voulez-vous de plus ? Vous avez déjà été honoré par lêtre en vous : que voulez-vous de plus ? En vous faisant naître, lexistence vous a déjà témoigné du respect : de qui dautre voulez-vous le respect ? Lexistence vous a couvert suffisamment de gloire. Elle vous a donné la vie. Elle vous a bénie en vous donnant des yeux ouvrez-les et voyez ces arbres verts, les fleurs, les oiseaux. Elle vous a donné des oreilles écoutez la musique, léclaboussement dune chute deau. Elle vous a donné la conscience pour que vous puissiez devenir un bouddha ; que voulez-vous de plus ? Vous avez déjà été honoré. Lexistence vous a reconnu ; à qui demandez-vous un certificat, comme un mendiant ? A ceux qui mendient pour avoir le vôtre ? Cest une situation hilarante, vous êtes deux mendiants face à face qui mendiez lun auprès de lautre. Comment pouvez-vous recevoir quoi que ce soit ? Vous êtes tous les deux des mendiants. De qui demandez-vous le respect ? Devant qui êtes-vous debout ? En faisant cela, vous vous insultez vous-même. Et linsulte est de plus en plus profonde. Le contentement signifie : regardez ce que vous avez ! Ouvrez un peu les yeux et voyez ce que vous avez déjà. Cest une clé extrêmement précieuse que donne Ashtavakra. Peu à peu, elle deviendra évidente. Le point de vue dAshtavakra est tout à fait révolutionnaire, tout à fait unique. Sa révolution part de la racine. considère le contentement et la vérité comme un nectar parce que celui qui vit dans le faux deviendra encore plus faux. Celui qui dit des mensonges, qui vit dans les mensonges, sera naturellement entouré de mensonges. Son lien à la vie sera détruit, ses racines seront coupées. Voulez-vous avoir des racines dans lexistence ? Ces racines ne sont possibles qu'à travers la vérité. Vous ne pouvez être relié à lexistence qu'à travers lauthenticité et la vérité. Voulez-vous être coupé de lexistence ? Alors, fabriquez un écran de mensonges, mettez de gros nuages de mensonges autour de vous. Plus vous devenez faux, plus vous vous éloignez de lexistence. Tu nes ni la terre, ni lair, ni le feu, ni leau, ni léther. Ces déclarations sont tellement immédiates ; pas même une introduction. Ashtavakra prononce à peine deux phrases et la méditation intervient ; il commence par parler du samadhi, de la méditation profonde. Celui qui sait na rien dautre à partager que le samadhi. Il a dabord dit deux phrases, car sil avait immédiatement commencé à parler du samadhi, vous auriez peut-être été trop surpris pour comprendre. Mais deux phrases... et immédiatement, il parle du samadhi. Ashtavakra ne fait même pas sept pas. Bouddha a fait sept pas et au huitième, le samadhi. Ashtavakra introduit le samadhi dès le tout premier pas. Tu nes ni la terre, ni lair, ni le feu, ni leau, ni léther. Détendez-vous dans cette vérité Pour atteindre la libération, reconnais-toi comme la conscience qui observe tout cela. Lobservateur est la clé. Il ny a pas de clé plus précieuse que celle-ci. Soyez lobservateur. Quoi quil se passe, laissez-le se passer. Il ny a aucun besoin dinterférer. Le corps est composé de terre, dair, de feu, deau et déther. Vous êtes la lampe à lintérieur de laquelle tout cela terre, air, feu, eau, éther est illuminé. Vous êtes lobservateur. Pénétrez ceci profondément. reconnais-toi comme la conscience qui observe C'est le soutra le plus important qui soit. Soyez un témoin. Grâce à cela, la sagesse viendra, le non-attachement se produira. Grâce à cela, la libération arrivera. Il y avait trois questions, mais une seule réponse. Si tu peux te séparer de ton corps physique et reposer dans la conscience, en cet instant même ! Voilà pourquoi je dis que cest une révolution à la racine. Patanjali na pas assez de courage pour dire, « en cet instant même. « Patanjali dit: « Pratiquez la discipline en dedans et en dehors. Pratiquez le contrôle de la respiration et les postures de yoga, tournez-vous vers lintérieur. Purifiez-vous. Cela prendra un nombre de vie incalculable puis lillumination » Mahavira dit: « Pratiquez les cinq grands vux. Et quand un nombre incalculable de vies se seront écoulées, un déconditionnement se produira, une purification se produira. Alors, on coupera les liens du karma. » Ecoutez Ashtavakra : Si tu peux te séparer de ton corps physique et reposer dans la conscience, Ici, tout de suite, en cet instant, Si tu peux te séparer de ton corps physique et reposer dans la conscience Si vous commencez à voir le fait que : « Je ne suis pas le corps, je ne suis ni celui qui agit, ni celui qui a du plaisir; je suis celui qui, caché en moi, voit tout Quand lenfance est là, il voit lenfance ; quand la jeunesse est là, il voit la jeunesse ; quand la vieillesse est là, il voit la vieillesse. Lenfance nest pas restée, je ne peux donc pas être lenfance. Elle est venue et elle s'en est allée, pourtant je suis. La jeunesse nest pas restée, je ne peux donc pas être la jeunesse. Elle est venue et elle s'en est allée, pourtant je suis. La vieillesse est venue, et elle aussi est en train de sen aller, je ne peux donc pas être la vieillesse. Comment puis-je être ce qui vient et qui sen va ? Toujours, je suis. Celui à qui lenfance arrive, à qui la jeunesse arrive, à qui la vieillesse arrive à qui des milliers de choses arrivent et sen vont. Je suis celui qui est éternel, immortel. » Tout comme les gares de chemins de fer, cela change continuellement : enfance, jeunesse, vieillesse, naissance. Le voyageur continue à avancer. Vous ne pensez jamais que vous faites un avec des gares de chemins de fer. En arrivant à la gare de Pune, vous ne pensez pas que vous êtes Pune. Quand vous arrivez à Manmad, vous ne pensez pas que vous êtes Manmad. Vous savez que Pune est venu et passé, Manmad est venu et passé. Vous êtes un voyageur. Vous êtes lobservateur qui a vu Pune Pune est venu et est passé ; qui a vu Manmad Manmad est venu et passé. Vous êtes celui qui voit. La première chose : séparez l'observateur de ce qui arrive. te séparer de ton corps physique et reposer dans la conscience Il ny a rien dautre qui en vaille la peine. Juste comme la clé du soutra de Lao Tseu est labandon, la clé du soutra dAshtavakra est le repos, la détente. Il ny a rien à faire. Les gens viennent me demander comment faire de la méditation. Cest la question même quils posent qui est fausse. Ils posent une question fausse, alors je leur dis simplement de le faire. Que puis-je faire ? Je leur dis, « Faites il faut faire ceci ou cela. « Cela vous chatouille de faire quelque chose ; il faut satisfaire ce chatouillis. Si cela chatouille, que faire ? On ne peut pas ne pas gratter. Mais graduellement, simplement en les occupant, je les épuise. Alors, ils disent: « Délivre-nous. Combien de temps encore allons-nous faire ça ? « Je dis: « Jétais prêt dès le début, mais vous aviez besoin de temps pour comprendre. Maintenant détendez-vous ! » La signification ultime de la méditation, c'est le repos. Te reposer dans la conscience Celui qui laisse sa conscience sarrêter dans la relaxation, celui qui se repose en étant simplement Il ny a rien à faire parce que vous avez déjà ce que vous cherchez, parce que vous navez jamais perdu ce que vous cherchez. Il nest pas possible de le perdre cest votre nature même. Vous êtes le divin. Analhaq vous êtes vérité. Quel endroit cherchez-vous, où courez-vous ? A la recherche de vous-même, où courez-vous ? Arrêtez. Détendez-vous. Létat de divin ne satteint pas en courant, parce quil est caché dans celui qui court. Létat de divin ne satteint pas en faisant quelque chose, parce quil est caché dans celui qui agit. Pour faire lexpérience de létat de divin, il n'y a rien besoin de faire vous êtes cela. Cest pourquoi Ashtavakra dit : reposer dans la conscience Relaxez-vous, déployez-vous. Laissez cette tension sen aller. Où allez-vous ? Il ny a nulle part où aller, il ny a nulle part où arriver reposer dans la conscience Puis immédiatement en cet instant même, tu seras heureux, en paix, et libre de liens. Cette déclaration est unique. Aucun autre texte ne peut sy comparer. Tu nes ni un brahmane ni dune autre caste, Comment un brahmane pourrait-il écrire un commentaire sur ceci ? Tu nes ni un brahmane ni dune autre caste Comment un hindou pourrait-il prendre ce texte à cur ? Toute sa religion est basée sur les castes et les étapes de la vie. Et depuis le tout début, Ashtavakra coupe les racines de ces croyances-là. Il dit que vous nêtes ni un brahmane, ni un soudra de basse caste, ni un kshatriya, un guerrier tout cela n'est que de la bêtise. Tout cela n'est que de la projection. Cest tout le jeu de la politique et de la société. Vous êtes simplement brahman, le divin pas un brahmane, pas un kshatriya, pas un soudra. Tu nes ni un brahmane ni dune autre caste, Et vous nêtes pas non plus un étudiant brahmacharya, ou un chef de famille, ou dans létape qui précède le sannyas vous nêtes dans aucune des quatre étapes de la vie. Vous êtes lobservateur, le témoin intérieur, celui qui passe à travers toutes ces situations. Les hindous ne peuvent pas s'arroger la Gita dAshtavakra , la Gita dAshtavakra est à tout le monde. Sil y avait eu des musulmans, des hindous et des chrétiens du temps dAshtavakra, il aurait dit ; « Vous nêtes ni hindou, ni chrétien, ni musulman. « Qui va construire un temple en lhonneur dAshtavakra ? Qui va propager ses Ecritures ? Qui va se réclamer de lui ? parce quil rejette tout le monde. Cest une déclaration directe de la vérité. Sans attache et sans forme, tu es le témoin de lunivers tout entier. Ashtavakra ne dit pas quaprès avoir connu ceci, vous serez heureux. Ecoutez cette déclaration convenablement. Ashtavakra dit : sache-le et sois heureux. Tu nes ni un brahmane, ni dune autre caste, Soyez heureux. Soyez heureux tout de suite. Janak demande: « Comment peut-on être heureux ? Comment la libération arrive-t-elle ? Comment la sagesse arrive-t-elle ? » Ashtavakra dit que cela peut se produire tout de suite. Il nest pas nécessaire de le retarder, pas même dun seul instant. Il nexiste aucune raison de le laisser pour demain, aucun besoin de le remettre à plus tard. Cet événement narrive pas dans le futur, il se produit maintenant ou jamais. Quand il se produit, il se produit tout de suite, parce que le temps nexiste pas, excepté maintenant. Où est le futur ? Quand il vient, il vient en tant que maintenant. Cest pourquoi ceux qui se sont illuminés, se sont illuminés dans le maintenant. Ne le laissez pas pour un autre moment ce qui est la ruse du mental. Le mental argumente; « Comment cela peut-il se produire si vite ? Vous devez dabord vous préparer. » Des gens qui viennent me voir disent: « Nous prendrons sannyas. Un jour, nous le prendrons. « Un jour ! Ils ne le prendront jamais. Si cest remis, cest remis pour toujours. « Un jour » ne vient jamais. Si vous voulez le prendre, prenez-le maintenant. Il nexiste pas dautre moment que maintenant. La vie est maintenant, la libération est maintenant. Lignorance est maintenant, la connaissance est maintenant. Le sommeil est maintenant, léveil peut se produire maintenant. Pourquoi un jour ? Pour le mental, cest difficile ; il dit que vous devrez faire des préparatifs. Le mental discute: « Comment quelque chose peut-il arriver sans préparatifs ? Quand quelquun veut un diplôme universitaire, cela prend des années. Pour un doctorat, cela prend vingt ou vingt-cinq ans, on travaille année après année, et finalement on obtient un doctorat. Comment cela peut-il se produire tout de suite ? Ashtavakra le sait. Si vous voulez avoir un magasin, vous ne pouvez pas louvrir tout de suite. Vous devrez tout rassembler, arranger, ranger les marchandises, construire le magasin, attirer les clients, faire de la publicité cela prendra des années. Dans ce monde, rien narrive tout de suite. Il y a des étapes précises et cest bien. Ashtavakra le sait, je le sais aussi. Mais en ce monde, il existe un phénomène qui se passe tout de suite. Cest létat divin. Létat divin nest pas un magasin, ni une salle dexamen, ni une université. Létat divin ne se produit pas par étapes, il est déjà là. Il vous suffit simplement douvrir les yeux. Le soleil sest déjà levé. Le soleil nattend pas vos yeux, il ne dit pas quil ne se montrera pas tant que vos yeux ne se seront pas ouverts. Le soleil est déjà là. La lumière sest répandue partout. Sa musique résonne nuit et jour. Le son Om vibre partout. Partout on entend lécho de la musique qui n'est pas jouée. Ouvrez vos oreilles ! Ouvrez vos yeux ! Combien de temps faut-il pour ouvrir les yeux ? Il faut encore moins de temps pour atteindre létat divin. La paupière a besoin dun instant pour cligner. Le mot hindi pour instant signifie le temps nécessaire pour cligner de lil. Mais atteindre létat divin ne prend même pas ce temps-là. Tu es le témoin de lunivers tout entier. Sache-le et sois heureux. Soyez heureux tout de suite. La religion dAshtavakra nest pas une religion à crédit. Cest de largent en espèces sonnantes et trébuchantes. Oh ! Toi qui es en train de touvrir, Lillumination est notre nature intrinsèque. La sagesse est notre nature intime. Létat divin est notre façon dêtre. Cest notre centre. Cest le parfum de notre vie, de notre être. Ashtavakra dit : Oh ! Toi qui es en train de touvrir oh ! toi qui apportes la joie, oh ! munificence somptueuse, religion et athéisme, bonheur et malheur tout cela appartient au mental Ce sont des vagues de la pensée. Vous avez bien ou mal agi, commis des péchés ou fait de bonnes actions, construit un temple ou donné des aumônes tout ceci appartient au mental. Tu nes ni celui qui agit, ni celui qui a du plaisir. Vous êtes éternellement libre, vous avez toujours été libre. La libération nest pas un événement pour lequel nous devons faire des efforts. La libération sest déjà produite dans notre être. Lexistence toute entière est faite de liberté. Chacune de ses particules, chacun de ses pores est fait de libération. La liberté est le matériau à partir duquel toute lexistence est créée. La liberté est sa nature. Cette déclaration comprenez-la bien et la transformation se fait. Il n'y a rien à faire, à part la comprendre. Si elle descend en vous, si votre esprit l'écoute totalement, c'est suffisant. Jaimerais dire, « Assez pour aujourdhui ». Faites totalement leffort de comprendre Ashtavakra. Chez Ashtavakra, il ny a pas despace pour faire. Ne croyez donc pas qu'émergera une méthode que vous pourrez appliquer. Ashtavakra ne suggère pas de faire quoi que ce soit. Ecoutez dans la détente. Rien narrivera en faisant. Aussi namenez pas de cahier pour prendre des notes quand arrive un soutra. Ne le mettez pas sur papier pour le faire plus tard. Faire ne marche pas ici. Ecoutez sans souci du futur. Ecoutez simplement. Restez juste assis tranquillement avec moi et écoutez. Ecoutez-moi dans la relaxation. Ecoutez simplement en écoutant, vous pouvez vous illuminer. Cest pourquoi Mahavira a dit quun shravaka est un chercheur qui peut silluminer simplement en écoutant ! Shravaka signifie celui qui sest libéré simplement en écoutant. Sadhu signifie celui qui ne peut pas se libérer en écoutant. Il est un peu moins intelligent il a quelque chose à pratiquer. Pour lui, lombre du fouet nest pas suffisante. Ce cheval-ci appartient à une catégorie un tout petit peu inférieure : le fouet claque et il bouge un peu. Ou vous le fouettez et il bouge un peu. Lombre est suffisante. Ecoutez lombre du fouet va apparaître. Avec Ashtavakra, on doit se rappeler une chose : il ny a rien à faire. Vous pouvez écouter avec joie. Vous ne devez rien en extraire pour lessayer plus tard. Ce qui se passera arrivera par lécoute. Lécoute juste est la clé. en cet instant même tu seras heureux, en paix, et libre de liens. Soyez libéré tout de suite. Soyez illuminé en cet instant même. Personne ne vous arrête, rien ne vous en empêche. Pas besoin de bouger dun centimètre. Soyez illuminé exactement où vous êtes, parce que vous êtes déjà libre. Eveillez-vous et soyez illuminé. Sans attache et sans forme, tu es le témoin de lunivers tout entier. Soyez heureux. Il n'est pas nécessaire dattendre un seul instant. Cest un saut, un saut quantique. Avec Ashtavakra, il ny a pas détapes. Ce nest pas une évolution graduelle, c'est immédiat. Cela peut arriver en cet instant même. Hari Om Tat Sat !
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